Les autorités ont mené une vaste opération coup de poing dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 février 2026, simultanément à Aboisso et à Samo dans le cadre de la lutte contre le transvasement illicite de gaz butane.
Cette intervention conduite par la Direction générale des hydrocarbures (DGH), avec l’appui opérationnel de l’Unité de lutte contre la criminalité transnationale organisée (UCT) vise à démanteler les réseaux clandestins spécialisés dans le transvasement frauduleux du gaz butane.
À Aboisso, les équipes engagées ont saisi 2 347 bouteilles de gaz destinées à des circuits frauduleux. Plusieurs individus ont été interpellés sur les différents sites identifiés.
À Samo, le bilan est tout aussi significatif, avec 698 bouteilles supplémentaires retirées de la circulation et de nouvelles arrestations.
En une seule nuit, ce sont ainsi 3 045 bouteilles de gaz qui ont été saisies.
L’opération a également permis la découverte et la neutralisation de plus d’une dizaine de machines utilisées pour le transvasement illicite. Ces équipements, servant à transférer frauduleusement le gaz d’une bouteille à une autre, exposent gravement les populations à des risques d’explosion et d’incendie.
Après les opérations menées à Yamoussoukro et Daloa, les autorités ont décidé de frapper fort dans le sud Comoé, désormais sous haute surveillance.
Dans la capitale politique, les premières interventions avaient déjà permis la saisie d’au moins 2 500 bouteilles en plus d'une vingtaine de machines servant au transvasement illicite, avec plusieurs interpellations à la clé.
Ces opérations avaient particulièrement impacté l'activité des conducteurs de taxis communaux, qui utilisent le gaz butane comme carburant, en violation de la réglementation en vigueur et à qui les autorités ont adressé un avertissement ferme : l’usage du Gaz Butane comme carburant est formellement interdite.
Selon les services compétents, ces différentes actions s’inscrivent dans la suite de l’opération menée le mardi 6 janvier 2026 à Yamoussoukro, qui a mis en lumière l’ampleur d’un phénomène qualifié de dangereux et inacceptable.
Exercé en dehors de tout cadre réglementaire et sans respect des normes de sécurité, le transvasement illicite du gaz butane constitue une menace sérieuse pour les vies humaines et les biens.

