L’ONG Initiative pour la justice sociale, la transparence et la bonne gouvernance en Côte d’Ivoire ( Social Justice), une organisation qui promeut la justice et la liberté, a initié de concert avec la Plateforme de protection des lanceurs d’alertes en Afrique ( PPLAAF) et Expertise France, a initié, un atelier de formation à l’attention des journalistes d’investigation et acteurs de l’investigation, en vue de renforcer la lutte contre la corruption en Côte d’Ivoire.
La cérémonie d’ouverture de cet atelier, s’est tenue le lundi 23 mars 2026 au Plateau, le quartier administratif d’Abidjan, a constaté Abidjan.net sur place.
Cette session de formation a pour objectif de renforcer les capacités des journalistes d’investigation, des acteurs de la société civile et des créateurs de contenus engagés afin d’améliorer la détection, l’investigation et la documentation des crimes économiques, tout en favorisant une collaboration sécurisée et stratégique avec les lanceurs d’alerte dans la lutte contre la corruption.
L’atelier intervient ainsi dans le cadre du projet intitulé : ‘’ Alerter, investiguer, collaborer, appuyer les acteurs et actrices au cœur de la lutte contre la corruption au Bénin et Côte d’Ivoire’’.
‘’ Nous voulons lutter efficacement contre la corruption. Si nous ne protégeons pas ceux qui lancent les alertes, il est difficile d’avoir ce courage pour continuer. Il faut trouver le mécanisme de les protéger et faire en sorte que la lutte soit efficace’’, a dit, dans un discours d’ouverture de cet atelier, Julien Tingain, le président de l’ONG Social Justice.
Poursuivant, il a salué la mise en place d’un cadre institutionnel et législatif de lutte contre la corruption en Côte d’Ivoire appelant à aller au-delà de ces institutions et à y travailler de façon pratique.
Selon M. Tingain, la collaboration entre journalistes, lanceurs d’alerte et tous les autres acteurs des investigations est nécessaire à la lutte contre la corruption.
‘’ Nous devons collaborer avec les journalistes, avec l’administration afin de lutter efficacement contre la corruption’’, a soutenu M. Tingain annonçant qu’une loi est en préparation en Côte d’Ivoire pour la protection des lanceurs d’alerte.
Avant lui, Jimmy Kande, le président de la Plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique ( PPLAAF) a soutenu qu’on ne peut pas lutter efficacement contre la corruption sans informations fiables et sans enquête rigoureuse.
‘’ Les journalistes d’investigation et les lanceurs d’alerte sont deux piliers essentiels d’un même combat. Mais ces deux piliers ne peuvent pas fonctionner de manière isolée. Les lanceurs d’alerte sans journalistes restent souvent inaudibles et le journaliste sans lanceurs d’alerte, sans source protégée reste souvent limité’’, a estimé M. Kande.
De son avis, la corruption a des ‘’ conséquences directes’’ sur les droits humains.
C’est pourquoi, il a affirmé que les journalistes et les lanceurs d’alerte ont un ‘’ rôle central’’ à jouer.
‘’ La lutte contre la corruption n’est pas seulement une question de loi, mais c’est une question de courage, et de responsabilité collective’’, a précisé M. Kande appelant à son tour, à une synergie d’actions entre journalistes, lanceurs d’alerte et autres acteurs de l’investigation pour lutter efficacement contre la corruption.
Pour sa part, Noël Konan, au nom de l’organisation nationale des journalistes d’investigation de Côte d’Ivoire a exprimé la gratitude de ses confrères aux organisateurs de l’atelier.
‘’ Nous disons merci aux organisateurs de cette formation au bénéfice des journalistes d’investigation de Côte d’Ivoire. Le journalisme d’enquête demande beaucoup de travail acharné et un bon réseau. Dans l’exercice du journalisme d’investigation, nous sommes appelés à travailler de concert avec les lanceurs d’alerte’’, a fait savoir M. Konan.
Le Projet ‘’ Alerter, investiguer, collaborer, appuyer les acteurs et actrices au cœur de la lutte contre la corruption au Bénin et Côte d[Ivoire’’, piloté par l’ONG Social Justice répond au besoin de renforcer l’efficacité de la lutte contre la corruption à travers la mise en place d’un dispositif pertinent et approprié de protection des lanceurs d’alerte dans la région ouest-africaine.
Cet atelier qui s’achèvera le mardi 24 mars 2026, vise entre autres, à renforcer les capacités des journalistes d’investigation, des acteurs de la société et des créateurs de contenus afin d’améliorer l’investigation et la documentation des crimes économiques.
Créée en 2009, L’ONG Social Justice a, entre autres, pour mission, la lutte contre la corruption, l’éradication de la pauvreté, la promotion de la justice fiscale et sociale, la promotion de la transparence et la vulgarisation du budget national.
L.Barro

