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Société Publié le vendredi 27 mars 2026 | Le Nouveau Réveil

21e édition du FICAD à Daoukro / Akoto Olivier, commissaire général : « L’innovation majeure, le concours littéraire doté du Grand Prix Henri Konan Bédié »

21e édition du FICAD à Daoukro / Akoto Olivier, commissaire général : « L’innovation majeure, le concours littéraire doté du Grand Prix Henri Konan Bédié »
© Le Nouveau Réveil Par DR
21e édition du FICAD à Daoukro / Akoto Olivier, commissaire général : « L’innovation majeure, le concours littéraire doté du Grand Prix Henri Konan Bédié »

Le FICAD (Festival International des Arts et de la Culture de Daoukro), se tiendra du 28 mars au 5 avril 2026, à la Place HKB de Daoukro. Akoto Olivier, le commissaire général, relève la spécificité de cette 21e édition dans l’entretien qui suit.


Le FICAD, à l’instar des précédentes années, tiendra en haleine les populations de l’Iffou. Quel bilan établissez-vous après 21 ans d’activités ?


L'objectif principal du FICAD, qui a aujourd’hui 21 ans, est la promotion du patrimoine culturel et touristique de la Région de l’Iffou.


À travers cette promotion, nous voulons faire de Daoukro une destination culturelle et touristique pendant la période de Pâques.


Depuis 21 ans, nous contribuons à cet objectif et aujourd'hui, il y a une véritable ferveur, une mobilisation totale de toutes les couches socio-économiques et professionnelles de la Région pour célébrer le Paquinou. Le FICAD est devenu aujourd’hui, un événement culturel de référence en Côte d’Ivoire.




La réalité culturelle de Daoukro, selon vous, est-elle encore de mise avec les nouvelles technologies ?


Aujourd’hui, nous vivons une évolution des technologies et une transformation de la communication à l’échelle mondiale. Mais nous devons préserver l’authenticité de la culture. Avec l’Intelligence artificielle et les réseaux sociaux, beaucoup de choses peuvent être modifiées ou manipulées. Il y a des avantages, mais aussi des inconvénients. Nous attirons surtout l’attention sur les risques : la technologie et l’intelligence artificielle ne doivent pas altérer l’authenticité des œuvres des artistes et des hommes de culture. Les penseurs et les artistes produisent des œuvres de l’esprit. Lorsque ces œuvres sont manipulées ou falsifiées par l’Intelligence artificielle, nous risquons de tuer le génie de l’homme.


Dans ce contexte, nous appelons à la vigilance : l’Intelligence artificielle et la technologie sont utiles, mais nous devons préserver l’authenticité culturelle et les œuvres de l’esprit. C’est la mission que nous nous sommes assignée.




Quelles sont les innovations de cette 21e édition ?


L’innovation majeure de cette 21e édition est le concours littéraire. Ce concours a été instauré pour valoriser la langue française. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes ont des difficultés à s’exprimer dans un français soutenu.


Ce concours permettra aux élèves des lycées et collèges de la Région de l’Iffou de s’exprimer autour du thème du FICAD. Ils pourront écrire un essai littéraire, une nouvelle ou encore de la poésie.




Quelles récompenses attendent les meilleurs de ce concours ?


Les meilleurs seront récompensés. Le Grand Prix littéraire est le Prix Henri Konan Bédié. C’est une manière pour nous de rendre hommage à cet homme multidimensionnel, devenu une icône de la vie communautaire en Côte d’Ivoire. À travers ce concours littéraire qui porte son nom, nous souhaitons immortaliser son œuvre. Les meilleures productions seront éditées et publiées par des maisons d’édition.


Nous saluons également le parrain de cette édition du concours littéraire, l’honorable Anges-Félix N’dakpri, qui soutient cette initiative.




Y a-t-il d’autres innovations à cette édition ?


Autre innovation importante, la promotion de l’alliance interethnique. Cette année, l’alliance entre les peuples Baoulé et Agni est mise à l’honneur. C’est l’occasion pour nous de saluer nos frères Agni, qui viendront à Daoukro avec leurs délégations, notamment celles du Moronou, une Région voisine de Daoukro.


Cette rencontre permettra de renforcer le brassage culturel entre les communautés. Pendant cette festivité, ce sera véritablement la célébration de l’unité entre les peuples Agni et Baoulé.


Naturellement, l’alliance interethnique contribue fortement à la promotion de la cohésion sociale. Tous les festivals, et particulièrement le FICAD, ont pour socle la promotion de la paix et de la cohésion sociale.


L’alliance Baoulé-Agni est une alliance ancestrale et nous voulons continuer à la préserver, car elle favorise le rapprochement et renforce la fraternité entre les populations de la Région.




Le FICAD a-t-il véritablement un impact sur les populations, selon vous ?


Concernant l’impact du FICAD sur Daoukro et sa population, il faut dire que le FICAD est devenu une véritable vitrine pour la ville. Après 21 ans d’existence, son impact est réel sur la communauté.


Pendant le festival, toute la ville est en activité. Les commerçants, les hôtels, les restaurants, les stations-service, les vendeurs ambulants et les artisans réalisent de bonnes affaires. Le FICAD a donc un impact économique important.


Il a également un impact social. Durant cette période, c’est un moment de solidarité et de communion entre les populations. Au FICAD, on ne fait plus de distinction, on ne regarde pas si quelqu’un est Bété, Baoulé, Dioula ou Agni. On ne regarde pas la religion ni l’appartenance politique.


Tout le monde se retrouve au FICAD. C’est un véritable creuset de rassemblement et de brassage des peuples.




Combien de participants attendez-vous cette année ?


En termes de participation, nous enregistrons chaque année environ 100 000 festivaliers. Chaque soir, des milliers de personnes occupent la place HKB pour les différentes activités et spectacles. Plusieurs artistes de renom comme Samy succès, Pat Sako de Espoir 2000, Macy, Petit Papou et bien d’autres sont attendus.


Je voudrais lancer un appel à toute la population de Daoukro pour la remercier de la confiance qu’elle nous accorde depuis près de 20 ans. J’invite également tous les Ivoiriens et tous les amoureux de la culture à faire de Daoukro leur destination pendant cette période.


Je remercie tous les partenaires qui nous accompagnent depuis de nombreuses années, notamment le ministère de la Culture et les autorités locales.


Enfin, je lance un appel au soutien institutionnel et financier afin de continuer à préserver cet outil important de cohésion sociale et de promotion culturelle.


J’invite tout le monde à venir nombreux à Daoukro du 28 mars au 5 avril pour vivre ensemble cette grande fête culturelle.


Entretien réalisé par P.K

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