La première session ordinaire de l'année 2026 du Conseil des ministres de l'Union monétaire ouest africaine (UMOA) a démarré vendredi 27 mars 2026, au siège de la Bceao à Dakar avec l'ambition pour l'Union de bâtir une économie plus performante.
Les points à débattre à l'occasion de la session sont révélateurs de la volonté affichée en ce sens par le conseil des ministres.
Il s'agit entre autres points des stratégies de développement du secteur privé de l'UMOA et la promotion du dialogue public-privé dans l'espace UMOA 2025-2030, selon Aboubacar Nacanabo, président du Conseil des ministres.
Le ministre burkinabé de l'économie et des finances a encore évoqué la stratégie de renforcement de la compétitivité des États membres et du secteur privé dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) dans l'espace UMOA comme autre point devant faire l'objet dadoption et de mise en oeuvre. .
" Autant de chantiers qui, au-delà de leur technicité, portent une même exigence, celle de bâtir une économie plus robuste, plus inclusive et plus souveraine", a souligné M. Nacanabo.
Revue des rapports de la Bceao sur la situation économique et monétaire de l'Union au 31 décembre 2025, approbation pour la BOAD des rapports annuels 2025 ainsi que ses comptes annuels pour l'exercice clôt le 31 décembre 2025 sont aussi au menu de la session qui se tient dans un contexte de grandes incertitides.
Il a ainsi rappelé la consolidation projetée de l'activité économique avec un taux de croissance de 6,7 % en 2025, après 6,2 % en 2024 contre un taux de croissance de l'économie mondiale de l'ordre de 3,3 % en 2025, au même niveau que l'année 2024. Nacanabo a pour autant relevé que la perspective de croissance dans l'Union est exposée à des risques vicieux.
" Elle demeure tributaire de l'évolution de la conjoncture internationale, des tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, de la situation sécuritaire de l'Union ainsi que des effets de changement climatique", a précisé M. Nacanabo.
Alioune N'Diaye

