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Économie Publié le jeudi 12 mars 2026 | Abidjan.net

Comptes extérieurs 2024 : la Côte d’Ivoire renoue avec un excédent de 1 787,5 milliards FCFA

Comptes extérieurs 2024 : la Côte d’Ivoire renoue avec un excédent de 1 787,5 milliards FCFA
© Abidjan.net Par CK
Journée de diffusion des comptes extérieurs de la Côte d’Ivoire au titre de l’année 2024
À l’occasion de la journée de diffusion des comptes extérieurs de la Côte d’Ivoire au titre de l’année 2024, tenue ce jeudi 12 mars 2026 au 12ᵉ étage de l’immeuble de l’Agence principale de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) à Abidjan, le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a présenté les principales tendances des comptes extérieurs du pays pour l’année 2024.

À l’occasion de la journée de diffusion des comptes extérieurs de la Côte d’Ivoire au titre de l’année 2024, tenue ce jeudi 12 mars 2026 au 12ᵉ étage de l’immeuble de l’Agence principale de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) à Abidjan, le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a présenté les principales tendances des comptes extérieurs du pays pour l’année 2024.


Cette rencontre, qui s’inscrit dans une démarche de transparence économique et de dialogue avec les acteurs économiques, marque selon le ministre « une étape majeure dans la consolidation du partenariat entre les autorités publiques et les agents économiques ». Parmi les faits marquants dévoilés lors de cette rencontre, la balance des paiements de la Côte d’Ivoire affiche un retour à l’excédent global en 2024. Après une année 2023 déficitaire, avec un solde négatif de 1 191,9 milliards de FCFA, les comptes extérieurs enregistrent désormais un excédent de 1 787,5 milliards de FCFA, représentant 3,4 % du produit intérieur brut. Pour le ministre, ce retournement témoigne de la résilience de l’économie ivoirienne dans un contexte international marqué par de multiples tensions.


Une autre évolution notable soulignée par M. Coulibaly est le déficit des transactions courantes qui s’est nettement contracté. Selon lui, il passe de 8,3 % du PIB en 2023 à 4,5 % en 2024, soit une réduction presque de moitié.

Cette amélioration s’explique principalement par un excédent exceptionnel de la balance commerciale, soutenu par plusieurs facteurs dont la hausse des cours mondiaux du cacao et du café ; l’augmentation de la production de pétrole brut et la bonne tenue des exportations de matières premières.

Malgré ces performances, certains déséquilibres persistent. Le déficit de la balance des services s’est accentué, notamment en raison de la hausse des paiements liés aux frais techniques.

Par ailleurs, les flux financiers vers l’étranger ont également progressé. Ceux-ci sont liés notamment au paiement des intérêts sur la dette publique et au rapatriement des dividendes par les investisseurs étrangers.

Selon le ministre, ces sorties de capitaux constituent la « contrepartie logique » des politiques d’attractivité mises en œuvre par le gouvernement pour encourager les investissements directs étrangers.

Face à ces résultats, Adama Coulibaly a appelé à une lecture lucide de la situation économique du pays. Il a insisté sur la nécessité d’intensifier les réformes sectorielles afin d’assurer la viabilité à long terme des comptes extérieurs. À en juger par ses déclarations, l’objectif est notamment de réduire la dépendance de l’économie ivoirienne aux fluctuations des cours mondiaux et aux chocs climatiques.

Dans cette perspective, le gouvernement entend accélérer la transformation locale des matières premières et poursuivre la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2026-2030, présenté comme un levier central de la transformation structurelle de l’économie.

Le ministre a également salué la qualité des échanges intervenus lors de cette journée, soulignant le rôle déterminant des statistiques dans la prise de décision publique. « La qualité de nos discussions renforce ma conviction que cette journée a atteint son but : raviver les consciences sur l’importance de la statistique pour la décision publique et consolider notre collaboration dans la collecte des données », a-t-il déclaré.


Le directeur national de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) pour la Côte d’Ivoire, Chalouho Coulibaly, intervenant au nom du gouverneur Jean-Claude Brou, a salué la mobilisation des participants à cette rencontre organisée à Abidjan. Selon lui, cette présence traduit « le soutien accordé à l’institution dans sa mission de sauvegarde de la valeur de la monnaie commune et dans les échanges d’informations avec la communauté des opérateurs économiques ».

Poursuivant son propos, il a rappelé l’importance de la balance des paiements pour l’analyse économique du pays. « La balance des paiements de la Côte d’Ivoire retrace les échanges ainsi que les transferts économiques et financiers entre notre pays et le reste du monde », a-t-il expliqué, soulignant que cet outil constitue « un instrument indispensable à l’appréciation de la compétitivité économique du pays ».

Toutefois, le responsable de la banque centrale a également relevé certaines fragilités structurelles de l’économie. « Une analyse de l’évolution récente de ces données permet de faire ressortir certes des atouts, mais aussi quelques faiblesses », a-t-il indiqué, précisant que « les postes des services et des revenus connaissent des déficits structurels qui continuent de se creuser ». Il a en outre mis en garde contre la vulnérabilité de l’excédent commercial aux chocs externes, notamment les fluctuations des prix de produits d’exportation comme le cacao, la noix de cajou, le pétrole ou le caoutchouc, ainsi que les effets des aléas climatiques. Saluant la contribution des entreprises à la collecte des données, il a noté que « le taux de réponse de l’enquête des comptes extérieurs au titre de l’année 2024 s’est établi à 95,8 % », tout en exhortant les opérateurs économiques à poursuivre cette collaboration afin de garantir des statistiques fiables au service de décisions économiques pertinentes.


Cyprien K.

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