Le Conseiller technique, représentant du ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Diaby Mohamed, a procédé, ce vendredi 10 avril 2026 à Abidjan-Plateau, à l’ouverture du double atelier bilan 2025 et perspectives 2026 du Projet de Promotion de l’Emploi Décent (PPED) et du Projet d’Insertion des Personnes Vulnérables (PIPV). Cette rencontre vise à évaluer les résultats enregistrés au cours de l’année écoulée et à définir des orientations stratégiques pour renforcer l’impact de ces deux programmes structurants.
Le représentant du ministre a salué la tenue de cet atelier, qu’il a qualifié d’étape majeure pour « réaffirmer l'engagement fort du Gouvernement à améliorer les conditions de vie des populations économiquement faibles ». Il a rappelé que ces projets ciblent prioritairement les femmes, les personnes en situation de handicap ainsi que les hommes de plus de 40 ans, en favorisant leur insertion socio-professionnelle. Revenant sur les acquis depuis 2022, il a mis en avant des « résultats satisfaisants », fruits d’une collaboration étroite entre la Direction générale de l’emploi et ses partenaires. Il a également insisté sur la portée de cet atelier, présenté comme « un appel à la synergie d’action », invitant les participants à contribuer activement aux échanges afin de formuler des solutions innovantes. Convaincu que « ensemble, nous pouvons créer un impact significatif dans la vie des personnes vulnérables », il a officiellement ouvert les travaux, tout en formulant des vœux de succès.
Prenant la parole à son tour, le Directeur général de l’Emploi, Dogoh Franck, a situé ces initiatives dans le cadre de la troisième phase du Programme Social du Gouvernement (PSGOUV 2025-2027), dont l’ambition est de renforcer l’insertion socio-économique des couches vulnérables. Il a souligné que le PIPV, déployé dans trois régions, a déjà dépassé ses objectifs avec 3 723 bénéficiaires pour 3 300 initialement prévus. Quant au PPED, orienté vers la formalisation des groupements en micro et petites entreprises dans des secteurs porteurs, il a permis l’insertion de 9 000 personnes, bien au-delà des 7 000 attendues. Ces performances s’appuient notamment sur un dispositif de protection sociale intégrant la Couverture Maladie Universelle (CMU) et le régime des travailleurs indépendants, traduisant ainsi la volonté de l’État de promouvoir un emploi décent et durable.
Malgré ces avancées, plusieurs défis subsistent. Le Directeur général de l’Emploi a évoqué la nécessité d’élargir l’impact des projets à un plus grand nombre de bénéficiaires, dans un contexte marqué par des ressources limitées, ainsi que l’impératif d’améliorer la qualité de l’accompagnement pour garantir des résultats pérennes. Dans cette dynamique, un ambitieux programme d’emploi inclusif visant 600 000 insertions sur trois ans est en cours de préparation avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Il a, à cet effet, appelé à une évaluation rigoureuse des actions menées afin d’identifier les contraintes et proposer des réponses adaptées. La Direction générale de l’Emploi entend ainsi renforcer le suivi, capitaliser les acquis et optimiser la mise en œuvre des projets, en vue de favoriser un accès élargi à des emplois décents et inclusifs.
Cyprien K.

