L’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) de Cocody et la Fondation Kelemou ont signé, ce jeudi 4 Juin 2026 à Abidjan, une convention-cadre de partenariat axée sur la recherche, la formation, la valorisation culturelle et l’innovation sociale.
Conclu pour une durée de trois ans renouvelable, cet accord stratégique ambitionne de créer une synergie durable entre les capacités scientifiques de l’université et les actions de terrain menées par la Fondation Kelemou.
À travers cette collaboration, les deux institutions entendent favoriser la production de connaissances utiles à la transformation sociale tout en contribuant à la formation de ressources humaines capables d'accompagner les mutations contemporaines de la société ivoirienne.
La cérémonie de signature a réuni les responsables de l’UFHB, de l’Unité de Formation et de Recherche (UFR) Sciences de l’Homme et de la Société (SHS), ainsi que les dirigeants de la Fondation Kelemou.
Intervenant au nom du président de l’UFHB, le professeur Ballo Zié, le vice-président chargé de la pédagogie, Monsan Vincent, a souligné que cette convention traduit la volonté de l’université d’élargir son champ d’action au-delà du cadre académique traditionnel.
Selon lui, ce partenariat s’inscrit dans une dynamique d’ouverture visant à rapprocher davantage la recherche universitaire des réalités socio-économiques et culturelles du pays.
Il a indiqué que l’accord permettra notamment le développement de programmes de recherche collaborative dans des disciplines telles que l’ethnosociologie, la géographie humaine, la communication et les sciences de l’éducation.
''Notre ambition est de bâtir des passerelles solides entre la production scientifique et les enjeux de développement. Cette coopération offre l’opportunité de mobiliser les savoirs universitaires au service des communautés et de renforcer l’impact social de la recherche '', a-t-il déclaré.
Le représentant du président de l’université a également relevé que cette collaboration favorisera le renforcement des capacités des étudiants et des chercheurs, tout en contribuant à la préservation et à la promotion du patrimoine culturel et intellectuel ivoirien.
Il a par ailleurs insisté sur l’importance accordée à la modernisation des méthodes d’enseignement grâce à une intégration accrue des technologies numériques.
Pour sa part, le président de la Fondation Kelemou, le professeur Yacourwa Boué Koné, a présenté cette convention comme l’aboutissement naturel d’une convergence de visions entre les deux institutions.
Il a rappelé que la fondation œuvre depuis sa création dans les domaines des arts, de la culture, de l’éducation, du genre et de l’écologie, des secteurs qui recoupent plusieurs champs d’expertise développés au sein de l’UFR Sciences de l’Homme et de la Société.
Selon lui, les défis auxquels l’Afrique est confrontée nécessitent la mobilisation conjointe des acteurs académiques et de la société civile afin de produire des solutions innovantes et adaptées aux réalités locales.
''L’université constitue un espace privilégié de réflexion, de recherche et de formation des décideurs de demain. Cette alliance permettra de mettre en commun nos compétences afin de renforcer notre contribution au développement humain durable '', a affirmé le professeur Yacourwa Boué Koné.
Présentant les dispositions de la convention, la cheffe du service juridique de l’UFHB, Dr Diaby Mariama-Coulibaly, a précisé que plusieurs axes opérationnels ont été retenus. Ceux-ci concernent notamment la réalisation de projets de recherche conjoints, l’organisation de colloques scientifiques, de séminaires et de conférences, la mise en place de programmes de formation continue, l’accueil de stagiaires ainsi que la publication de travaux scientifiques et d’ouvrages spécialisés.
Le partenariat prévoit également la conduite d’activités de promotion culturelle, le développement d’initiatives en faveur du genre et de l’écologie, ainsi que le renforcement des dispositifs pédagogiques à travers les outils numériques.
Afin d’assurer une mise en œuvre efficace des engagements pris, les deux institutions ont convenu d’instaurer un mécanisme de gouvernance reposant sur la désignation de points focaux chargés du suivi des actions. La convention intègre également des dispositions relatives à la protection des données personnelles, à la confidentialité des informations et à la préservation des droits de propriété intellectuelle.
EA

