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Société Publié le mardi 23 juin 2026 | Abidjan.net

Journée mondiale contre la faim : Aïssata Camara appelle à réduire le gaspillage alimentaire en Afrique

Journée mondiale contre la faim : Aïssata Camara appelle à réduire le gaspillage alimentaire en Afrique
© Abidjan.net Par DR
Journée mondiale contre la faim : Aïssata Camara appelle à réduire le gaspillage alimentaire en Afrique
À l’occasion de la Journée mondiale contre la faim, célébrée ce 15 juin 2026, Aïssata Camara, présidente de l’ONG MaFondation, a attiré l’attention sur l’ampleur des pertes alimentaires en Afrique, alors que des millions de personnes demeurent confrontées à l’insécurité alimentaire.

À l’occasion de la Journée mondiale contre la faim, célébrée ce 15 juin 2026, Aïssata Camara, présidente de l’ONG MaFondation, a attiré l’attention sur l’ampleur des pertes alimentaires en Afrique, alors que des millions de personnes demeurent confrontées à l’insécurité alimentaire.


Selon les données citées, plus de 70 millions de tonnes d’aliments sont perdues ou gaspillées chaque année sur le continent. 

Entre 30 et 40 % des denrées alimentaires produites en Afrique n’atteignent jamais les consommateurs, notamment en raison du manque d’infrastructures de stockage, de l’insuffisance des réseaux de transport et de la faiblesse des chaînes de froid. En Afrique subsaharienne, les pertes peuvent dépasser 50 % pour les fruits et légumes.


« Nous jetons ce que d’autres attendent pour survivre », a déclaré Aïssata Camara, soulignant le contraste entre les importantes ressources agricoles du continent et la persistance de la faim.


À six ans de l’échéance fixée par les Nations unies pour atteindre l’Objectif de développement durable n°2, « Zéro Faim » d’ici 2030, elle estime que la réduction des pertes post-récolte doit constituer une priorité.


« Nourrir les populations africaines ne requiert pas uniquement de produire davantage ; cela exige de mieux conserver, mieux distribuer et mieux valoriser ce qui est déjà produit », a-t-elle indiqué.


Aïssata Camara a également appelé à des investissements dans les infrastructures post-récolte, notamment les capacités de stockage, les réseaux de froid et les voies de transport rurales. Elle a plaidé pour un meilleur accompagnement des agriculteurs à travers l’accès aux équipements, à la formation et aux marchés.


Parmi les initiatives proposées figure la mise en place d’un « Pacte Africain pour Zéro Faim, Zéro Gaspillage 2035 », avec pour objectifs de réduire de 50 % les pertes alimentaires d’ici 2035, de nourrir 100 millions de personnes grâce aux aliments sauvés et de créer un million d’emplois verts dans les filières de valorisation alimentaire.


Elle a également évoqué la création d’une Banque Alimentaire Agricole destinée à collecter les surplus de production pour les redistribuer aux écoles, orphelinats, centres de santé et populations vulnérables, ainsi que la mise en place d’un Fonds d’Urgence Alimentaire Communautaire pour constituer des réserves alimentaires locales.


« La faim en Afrique n’est pas une fatalité. Elle est le reflet de déséquilibres structurels que des politiques volontaristes et des investissements ciblés peuvent corriger », a affirmé Aïssata Camara, invitant les gouvernements, le secteur privé, les organisations internationales et la société civile à renforcer leurs actions contre le gaspillage alimentaire.


Fn 

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