Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) a exprimé sa satisfaction à la suite de l’annonce de la réforme de la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire, présentée le 22 juin 2026 par le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, devant les partis politiques et les organisations de la société civile réunis à l’auditorium de la Primature.
Dans une déclaration rendue publique le mardi 23 juin 2026, le parti au pouvoir a salué une décision qu’il attribue à la volonté du Président de la République, Alassane Ouattara, de renforcer le système électoral ivoirien. Selon le RHDP, cette réforme ouvre « une nouvelle page » dans l’organisation des élections et pourrait contribuer à tourner définitivement la page des crises pré et post-électorales qui ont marqué l’histoire politique du pays.
Le parti rappelle que les revendications relatives à l’amélioration du processus électoral remontent aux premières années du multipartisme en Côte d’Ivoire. Dès 1994, plusieurs formations politiques avaient notamment plaidé pour l’introduction de l’encre indélébile, la transparence des urnes, le vote à 18 ans, le bulletin unique ainsi que la création d’un organe chargé de l’organisation complète des élections.
Le RHDP souligne que ces préoccupations ont conduit à la mise en place successive de la Commission de Supervision de l’Organisation du Référendum (COSUR), de la Commission Nationale Électorale (CNE), puis de la Commission Électorale Indépendante (CEI), créée en 2001. Tout en saluant les acquis de cette dernière, le parti estime que sa dissolution, décidée en mai 2026 à l’expiration du mandat de ses membres, répond aux nombreuses contestations formulées au fil des années par des partis de l’opposition et certaines organisations de la société civile.
Pour le RHDP, la nouvelle architecture électorale envisagée traduit la volonté du Chef de l’État et du Gouvernement de rechercher le consensus sur les questions d’intérêt national. Le parti relève que la réforme intervient dans un contexte de normalisation de la vie politique nationale et répond à des préoccupations récurrentes concernant l’organisation et la composition de la CEI.
La formation politique met particulièrement en avant les principes qui fondent cette réforme, notamment la professionnalisation de l’organisation matérielle des élections, la garantie de la neutralité et de la transparence du recensement et de la compilation des suffrages, ainsi que le renforcement des mécanismes de contrôle et de supervision de l’ensemble du processus électoral.
Selon le RHDP, cette réforme constitue une avancée majeure susceptible de renforcer durablement la confiance entre les acteurs politiques, de prévenir les crises post-électorales et de consolider la stabilité institutionnelle du pays.
Le parti a également adressé ses félicitations au Président de la République et au Gouvernement pour avoir pris en compte les attentes exprimées aussi bien par l’opposition que par la société civile en faveur d’une réforme du système électoral.
Enfin, le RHDP a appelé l’ensemble des acteurs politiques, des organisations de la société civile et des leaders d’opinion à soutenir cette initiative qu’il présente comme un instrument moderne, crédible, impartial et consensuel pour la gestion des élections en Côte d’Ivoire. Le parti réaffirme son engagement en faveur du dialogue politique, de la paix, de la démocratie et du renforcement de l’État de droit, estimant que les élections doivent être avant tout des moments d’expression sereine de la volonté populaire plutôt que des sources de division.
Cyprien K.

