Le centre d’accueil, SOS Villages d’Abobo, a reçu un don de 1 000 000 Fcfa, le samedi 13 juin 2026, au cours d’une cérémonie de remise de chèque et de visite de cet établissement. Ce don fait par une institution bancaire s’inscrit dans le cadre de la journée de volontariat dénommée : « Global Community Day », qui marque l’attachement de ses employés à la Responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE).
Cette journée communautaire est célébrée en juin conjointement dans 93 pays à travers 479 villes dans le monde entier, des milliers de volontaires, employés de Citibank, anciens collègues, amis et membres de leurs familles, se réunissent autour d’une cause sociale choisie.
« C’est donc dans cet esprit qu’aujourd’hui, la Citibank Côte d’ivoire a décidé de consacrer la 21è édition de sa journée communautaire aux enfants de SOS Villages d’Abobo. A l’appel des uns et des autres, afin d’apporter sa modeste contribution à la qualité de la prise en charge des enfants de ce centre », a déclaré Pape Sall, Directeur général de l’institution bancaire donatrice.
Justifiant le choix porté sur SOS Villages d’enfants, il a indiqué que c’est le fruit de la reconnaissance des efforts inlassables, consentis chaque jour par les responsables de ce centre des enfants ayant perdu la prise en charge parentale.
Par ailleurs, le DG Pape Sall a souhaité, à toutes fins utiles, que cette journée de volontariat puisse inspirer d’autres actions de solidarité, et ce, pour un soulagement plus grand des préoccupations quotidiennes des enfants de SOS Villages d’Abobo.
Quant au Directeur national de SOS Villages d’Abobo, Koala Oumarou, dans sa présentation de cette structure sociale d’accueil, il a expliqué que c’est le réceptacle de réception des enfants qui ont perdu la protection parentale ou qui risquent de perdre la protection parentale.
Selon lui, c’est une dimension qui mérite d’être expliquée, parce que ça ne veut pas forcément dire que ce sont des enfants orphelins. A en croire Koala Oumarou, premier responsable de ce centre depuis 2019, dans la compréhension générale, souvent les gens pensent que c’est un centre dont les pensionnaires sont des orphelins, partiels ou totaux. Non. Alors qu’il y en a qui ne sont pas des orphelins du tout.
« Mais ils sont dans une situation telle que la protection parentale attendue n’existe plus ou risque d’être perdue. Ça peut être le cas d’un enfant dont les parents sont en milieu carcéral », a fait savoir Koala Oumarou, à la tête de SOS Villages d’Abobo depuis 2019.
Après avoir traduit sa reconnaissance à Citibank Côte d’Ivoire pour ce geste d’humanisme, il a tenu à souligner qu’on ne peut pas laisser l’enfant avec les parents biologiques dans un milieu carcéral. C’est un environnement assez dangereux pour l’enfant, pour sa sécurité physique et pour toute la bonne éducation qu’on doit lui donner.
Il faut noter que SOS Village d’Abobo existe depuis 1971 avec deux autres villages à Aboisso (créé en 1983) et Yamoussoukro dans les années 90, avec pour mission d’offrir une prise en charge holistique des enfants qui n’ont pas de prise en charge parentale. Cet établissement accueille les enfants de 0 à 17 ans dans 16 villas dont 12 en interne et 4 en externe pour faciliter l’insertion socio professionnelle de ces enfants à partir de la majorité (26 ans pour les cas récents).
Ce centre où les dispositifs de prise en charge incluent des mamans qui gèrent chaque villa, prend en compte l’éducation, la santé, logement et les loisirs de ses pensionnaires. SOS Villages d’Abobo a été réhabilité par la Première Dame, Dominique Ouattara en 2015.
Ct

