Le ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Amadou Coulibaly a présidé samedi 25 juillet à Tioroniaradougou la double cérémonie d’inauguration du Centre de service civique Amadou Gon Coulibaly et de sortie de la première cohorte de 500 stagiaires volontaires.
Il représentait le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, M. Téné Birahima Ouattara, Haut patron de l'événement.
Étaient également présents le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, les autorités administratives, les élus, les chefs traditionnels et religieux, ainsi que les familles des stagiaires.
Dans son allocution, Amadou Coulibaly a transmis les salutations du Haut patron, soulignant que son haut patronage traduisait "l’importance particulière qu’il attache à la formation civique de la jeunesse, à la transmission des valeurs républicaines et au renforcement de la cohésion nationale".
Au nom du Haut patron, il a rappelé la philosophie du service civique, présenté comme un levier de transformation sociale. "Aucun jeune ne doit être considéré comme définitivement perdu pour sa communauté ou pour la Nation. Chaque jeune doit pouvoir bénéficier d’une possibilité de se reconstruire, de se former, de retrouver confiance en lui et de devenir utile à la société", a-t-il déclaré.
Pour le ministre, le service civique dépasse le cadre de la formation professionnelle. Il constitue un creuset de citoyenneté où les jeunes acquièrent les valeurs de discipline, de responsabilité, de civisme et de cohésion .
Le Centre et la première cohorte ont été baptisés du nom du regretté Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, en hommage à son engagement au service de l’État et à son rôle dans la relance du service civique.
S’adressant aux 500 stagiaires, Amadou Coulibaly les a invités à honorer cet héritage par "la rigueur, le sens du devoir, la persévérance, la loyauté envers la République et la volonté de servir". Il les a exhortés à répondre aux doutes par "la qualité de vos réalisations, votre comportement et votre réussite".
Le ministre Mamadou Touré est revenu sur la vision du président de la République, Alassane Ouattara, qui a conduit à la relance du service civique en 2016 avec l’implication d’Amadou Gon Coulibaly.
Selon lui, les 500 jeunes de cette première cohorte ont bénéficié de deux mois de formation civique et citoyenne, suivis de quatre mois de formation professionnelle. Établissant un parallèle avec les traditions sénoufo, il a affirmé que "le service civique, c’est le Poro pour les jeunes".
Il a annoncé l’objectif d’atteindre 31 000 jeunes formés par an grâce à l’extension des centres sur l’ensemble du territoire, contre environ 900 auparavant. À compter des prochaines cohortes, les stagiaires recevront un Certificat de qualification professionnelle, CQP, afin de renforcer leur insertion.
Le ministre a salué l’accompagnement de partenaires comme l’Agence française de développement et l’UNICEF.
Mamadou Touré a rappelé que l’éducation demeure d’abord la responsabilité des parents. Amadou Coulibaly les a invités à "accueillir ces jeunes avec confiance". "Ils ont changé. Ne les enfermez pas dans le ghetto du passé. Facilitez-leur la tâche. Poursuivez le travail des encadreurs à la maison", a-t-il exhorté.
Aux jeunes, il a demandé de la persévérance: "Vous pourrez chuter, mais relevez-vous toujours".
Au nom de ses camarades, Soro Nawa a exprimé la gratitude des stagiaires. "Accueillis au centre avec des vulnérabilités, mais surtout des rêves de changer de comportement et d’apprendre un métier, nous repartons avec des compétences, des valeurs et une nouvelle confiance en notre avenir", a-t-il indiqué.
Dans une séquence émouvante, il a présenté les excuses de la promotion à leurs parents pour leurs manquements passés.
En clôturant, Amadou Coulibaly a félicité les 500 jeunes, leurs familles, les formateurs et les équipes de l’Office du Service civique national. Il a formulé le vœu que leur parcours soit marqué par "le travail, la discipline, la réussite et la contribution au rayonnement de notre chère Côte d’Ivoire".
À travers cette nouvelle infrastructure, le Gouvernement entend réaffirmer son ambition d’offrir à chaque jeune une seconde chance et de consolider les fondements d’une société plus responsable et solidaire.
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