Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) salue les orientations et engagements contenus dans le Message à la Nation du Président de la République, Alassane Ouattara, prononcé à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’accession de la Côte d’Ivoire à la souveraineté internationale.
Dans une déclaration rendue publique ce lundi 10 août 2026, à la suite de cette adresse à la Nation, l’institution nationale indépendante de promotion et de protection des droits de l’Homme indique avoir suivi avec une « attention particulière » le discours présidentiel. Elle relève notamment l’importance accordée à la consolidation de l’État de droit, à la protection des populations, au développement économique et social ainsi qu’au renforcement de la cohésion nationale.
Le CNDH accueille favorablement les mesures de grâce présidentielle annoncées à l’occasion de la fête nationale. Pour l’institution, ces mesures s’inscrivent dans une tradition républicaine de clémence et participent à la perspective de réinsertion sociale des bénéficiaires.
Le Conseil souligne toutefois la nécessité de poursuivre les efforts engagés pour moderniser le système judiciaire et améliorer les conditions de détention, dans le respect des standards nationaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme.
Au-delà des annonces contenues dans le Message à la Nation, le CNDH appelle à maintenir une vigilance constante face aux défis susceptibles d’affecter la sécurité humaine, la cohésion sociale et le développement durable.
Parmi les préoccupations majeures soulevées par l’institution figure la lutte contre l’orpaillage clandestin, qualifiée d’« impératif national ».
Pour le CNDH, ce phénomène ne constitue pas uniquement une question de sécurité. Il engendre également d’importantes conséquences sur les droits humains et l’environnement. L’institution évoque notamment la dégradation des écosystèmes, la pollution des ressources en eau, les atteintes au droit à la santé, l’exploitation économique des populations vulnérables, le travail des enfants, ainsi que le déplacement de communautés et la fragilisation du tissu social.
Dans ce contexte, le Conseil estime que les préoccupations exprimées à ce sujet par le Conseil national de sécurité appellent une réponse globale. Celle-ci devrait articuler les impératifs de sécurité et de justice avec la protection des populations, la préservation de l’environnement et le développement des territoires concernés.
Le CNDH estime par ailleurs que la consolidation de l’État de droit doit nécessairement s’accompagner d’efforts soutenus en faveur de la protection des libertés publiques et de l’égal accès à la justice.
L’institution appelle également au renforcement des mécanismes de prévention et de lutte contre les violences fondées sur le genre, à une meilleure protection des personnes en situation de vulnérabilité ainsi qu’à la promotion et à la protection des droits de l’enfant.
Pour le Conseil, le respect des droits humains doit demeurer une exigence transversale intégrée à l’ensemble des politiques publiques.
À l’approche des prochaines échéances nationales, le CNDH insiste également sur la nécessité de préserver la paix, le dialogue, la tolérance et le respect des droits et libertés de chaque citoyen.
Selon l’institution, ces principes constituent « la meilleure garantie de la stabilité démocratique et du développement » de la Côte d’Ivoire.
En sa qualité d’institution nationale indépendante de promotion et de protection des droits de l’Homme, le CNDH réaffirme enfin sa disponibilité à accompagner les pouvoirs publics, les institutions de la République, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile ainsi que l’ensemble des acteurs nationaux.
Cette disponibilité vise à contribuer à la mise en œuvre effective des engagements en faveur du renforcement de la protection des droits humains et de la consolidation de l’État de droit en Côte d’Ivoire.
Cyprien K.

