La série « CLASH », première réalisation télévisuelle du cinéaste ivoirien Philippe Lacôte, sera diffusée à partir du dimanche 30 août 2026 à 20h30 sur Canal+Magic. L'information a été rendue publique dans un communiqué de presse consulté par Abidjan.net ce mardi 22 août 2026.
La fiction plonge dans l’univers de la musique coupé-décalé à Abidjan à travers l’histoire de DJ Shogun et DJ Diamantino, deux amis qui connaissent ensemble le succès sur la scène musicale ivoirienne. Leur relation se détériore lorsque Shogun, encouragé par un manager, décide de poursuivre une carrière en solo. Diamantino quitte alors Abidjan pour Kinshasa, donnant naissance à une rivalité musicale qui va progressivement prendre de l’ampleur.
Réalisée par Philippe Lacôte, connu notamment pour ses longs-métrages « RUN » et « La Nuit des rois », la série a été tournée à Abidjan et à Kinshasa. Elle s’intéresse à plusieurs aspects de l’univers musical contemporain, notamment la recherche de notoriété, les rivalités entre artistes, les buzz et les affrontements qui se prolongent sur les réseaux sociaux.
La production réunit Wassakara Productions pour la Côte d’Ivoire, Banshee Films pour la France, Monday Films pour le Ghana et Kiyo’s Production pour la République démocratique du Congo. Au casting figurent notamment Ange Eric N’Guessan, Arnold Matondo, Jean-Baptiste Lafarge, France Nancy Goulian et Maïmouna N’Diaye.
La série s’appuie également sur une bande-son originale composée de huit titres, réalisés avec la participation de compositeurs, beatmakers, musiciens et auteurs africains.
Pour Philippe Lacôte, « CLASH » constitue une manière d’explorer l’évolution du coupé-décalé et sa place dans la société ivoirienne. Le réalisateur rappelle que ce mouvement musical a émergé au début des années 2000, dans un contexte marqué par la crise en Côte d’Ivoire, avant de dépasser progressivement le cadre musical pour devenir un phénomène culturel. « Mon intention a été de filmer CLASH et ses personnages comme une légende urbaine : celle de la jeunesse ivoirienne, et plus largement africaine », explique le réalisateur, qui indique avoir mené un travail d’investigation et s’être appuyé sur des artistes et des lieux réels pour construire l’univers de la série.
Cyprien K.
