La 10ᵉ édition du Tchin Dan Festival a réuni, le samedi 8 août dernier, autorités, chefs traditionnels, cadres et populations autour d’un même idéal : célébrer la culture baoulé, renforcer la cohésion sociale et inscrire Gbomizambo dans la dynamique du développement local et national. Créé il y a dix (10) ans par Ousmane Gbané, commissaire général, le Tchin Dan Festival s’est imposé comme un rendez-vous incontournable de la commune de Tiébissou. Cette édition anniversaire a mis en lumière la richesse des savoir-faire artisanaux, la force des traditions et l’importance de la jeunesse dans la transmission culturelle.
Présent à Gbomizambo, le ministre d’État Jeannot Ahoussou-Kouadio, conseiller spécial du Président de la République, président de la cérémonie, a salué l’initiative et rappelé l’importance de la paix comme socle du développement « Lorsqu’il y a la paix et l’unité, le bonheur arrive de lui-même. Le Président Houphouët-Boigny, lorsqu’il a créé la Côte d’Ivoire, il a fait de la paix son fétiche. Alors chers nanans, vous en êtes les gardiens. Faites en sorte que la Côte d’Ivoire soit toujours en paix… », a-t-il fait noter. Il a également transmis le soutien du Président Alassane Ouattara au Festival, appelant à son inscription dans le programme Sublime Côte d’Ivoire afin de créer une véritable « Route du pagne traditionnel » reliant Gbomizambo aux autres régions tisserandes du pays.
Comme lui, le ministre des Sports, Adjé Silas Metch, qui co-présidait cette 10e édition dudit Festival, a salué à son tour ce rendez-vous qui met en exergue la culture baoulé à travers son pagne et tenues vestimentaires.
Dans un discours empreint d’émotion, Ousmane Gbané, Dg de l’Office National des Sports (ONS) est revenu sur l’aventure humaine que représente le Festival : « Chaque édition a écrit une page de notre histoire, transformant un simple rendez-vous en une véritable tradition. Dix ans, ce n’est pas une fin, c’est un nouveau départ. » Il a annoncé des projets ambitieux, dont la création de rues et musées dédiés aux motifs traditionnels, pour renforcer le potentiel touristique et générer des emplois pour les jeunes.
Au nom du maire Brou Vincent, son premier adjoint, Irié Mesmin a exprimé la gratitude du Conseil municipal et rappelé le rôle du festival dans la valorisation du patrimoine. « À travers ce Festival, nous voulons rappeler que la culture est un facteur de cohésion sociale et de développement économique. Il permet à notre jeunesse de mieux connaître nos traditions et nos valeurs. »
Le thème de cette édition, consacré à « La société militaire traditionnelle et ses tenues sacrées », a rendu hommage aux guerriers d’hier, protecteurs de la terre et de la dignité du peuple baoulé.
JEAN PAUL LOUKOU

