Le Syndicat des acheteurs et vendeurs d’or et de diamants de Côte d’Ivoire (SAVOD-CI) va transmettre au gouvernement un « Livre blanc » contenant des propositions pour lutter contre l'orpaillage clandestin, un phénomène générant un manque à gagner annuel évalué à 4 500 milliards de FCFA pour l'État, a annoncé jeudi 27 août 2026, son président.
« Les enjeux de la lutte contre l’orpaillage illégal sont énormes. Il s’agit d’abord de la préservation de notre environnement, mais surtout de la préservation de notre économie nationale », a déclaré Ibrahim Soumahoro lors d'une conférence de presse à Abidjan.
Créé en 2025 pour représenter les acteurs légaux de la filière aurifère et diamantifère, le SAVOD-CI entend proposer des mesures pour « la promotion d'un orpaillage sain et la traçabilité réelle de l'or ». Le document sera soumis au ministère des Mines, du Pétrole et de l'Énergie.
M. Soumahoro s'est par ailleurs félicité du net recul des exploitants clandestins en Côte d'Ivoire, attribuant ces résultats aux opérations des forces de sécurité.
« En 2022, avant la création du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal, il y avait environ 8 000 sites illégaux. Aujourd’hui, nous sommes à moins de 1 000 sites illégaux. C’est un travail à saluer », a-t-il affirmé, appelant à la « dénonciation collective » pour soutenir les efforts gouvernementaux.
Le responsable syndical a assuré que les membres de son organisation appliquent une politique de tolérance zéro en ne commerçant qu'avec des opérateurs détenant des autorisations légales.
L'orpaillage clandestin est un défi majeur en Afrique de l'Ouest, entraînant une importante déforestation, la pollution des cours d'eau par le mercure ou le cyanure, et alimentant parfois des réseaux de criminalité organisée.
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