Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) accompagne le gouvernement ivoirien dans l’élaboration d’un programme national de restauration des paysages dégradés par l’orpaillage illégal. Cette initiative a été au centre d’un atelier national organisé ce jeudi 22 octobre 2026 à Cocody, en présence de la représentante résidente du PNUD, Blerta Cela.
À cette occasion, Blerta Cela a souligné les conséquences environnementales, économiques et sociales de l’orpaillage illégal, particulièrement dans la région du N’Zi. Entre 2015 et 2023, la superficie des terres converties à cette activité y a été multipliée par 13, tandis que les terres cultivées ont diminué de moitié.
La représentante résidente du PNUD a également relevé la pollution des sols et des cours d’eau, l’utilisation du mercure ainsi que les risques sanitaires auxquels les communautés sont exposées. Elle a plaidé pour une réponse associant la restauration écologique, la transformation des pratiques d’extraction et la mise en place d’alternatives économiques pour les populations concernées.
Dans cette dynamique, le PNUD accompagne un projet pilote prévu dans la région du N’Zi, soumis au Fonds pour l’environnement mondial (FEM), pour un montant indicatif de 12,5 millions de dollars. Ce projet vise notamment à former 1 000 orpailleurs aux techniques d’extraction sans mercure sur 25 525 hectares de forêts classées. Il prévoit 25 000 bénéficiaires, dont 50 % de femmes.
Blerta Cela a indiqué que les travaux de l’atelier devraient aboutir à la validation d’un plan national de restauration, à l’identification des zones prioritaires et à la définition des responsabilités des différents acteurs. Une feuille de route assortie d’un calendrier, de financements à mobiliser et d’indicateurs de suivi est également attendue.
Pour sa part, le ministre Abou Bamba a indiqué qu’un projet de programme national de restauration des paysages dégradés par l’orpaillage illégal était en cours d’élaboration. Le scénario initial prévoit une intervention sur un maximum de 40 sites répartis dans dix régions candidates, avec une hypothèse de 100 hectares à restaurer par site.
Il a précisé que ces objectifs devront être affinés en fonction des diagnostics, des priorités et des financements disponibles. Il a également insisté sur la nécessité de sécuriser les sites, de traiter les pollutions et de garantir un suivi environnemental avant toute réutilisation des espaces restaurés.
Cet atelier national vise à renforcer la coordination entre le gouvernement ivoirien, les collectivités, les communautés locales, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers afin de définir des actions durables contre les effets de l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire.
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