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Art et Culture

Noirs, donc vigiles : les théorèmes de Gauz
Publié le lundi 6 octobre 2014  |  Autre presse
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Un vigile s'ennuie, beaucoup. Surtout, lorsqu'il sait qu'il ne sert à rien sinon à faire peur - raison pour laquelle on l'a choisi noir et costaud. Un vigile, aussi, observe et s'interroge. Par exemple, sur ce qui a poussé les "nommeurs" d'une entreprise de prêt-à-porter à appeler un jean Jane, et un haut Tolérant. Sur la fraternité qui pourrait se nouer entre lui, le MIB (man in black) et les WIB (women in black, intégralement voilées). Sur les réactions, lorsque sonne le portique de sécurité, de l'Allemand (il "fait un pas en arrière pour tester le système"), de l'Africain (il "pointe son doigt sur sa poitrine comme pour demander confirmation") et du Français (il "regarde dans tous les sens comme pour signifier que quelqu'un d'autre que lui est à l'origine du bruit et qu'il le cherche aussi, histoire de collaborer"). Ou sur le fait que les pantalons qu'il surveille, fabriqués par des Chinoises "naturellement très plates" pour des Blanches "naturellement plates", s'accommodent mal de l'anatomie callipyge des Africaines.
Le vigile ici s'appelle Armand Patrick Gbaka-Prédé ou "Gauz", le surnom qu'il s'est choisi. Il est né à Abidjan en 1971, est arrivé à Paris à 28 ans comme étudiant
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