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Diplomatie ivoirienne : Le fils de Jeannette Koudou nommé ambassadeur au Burkina-Faso ?
Publié le vendredi 6 janvier 2017  |  Notre Voie
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L’information a été donnée, hier, par nos confrères du « Patriote », le quotidien phare du RDR, parti au pouvoir. Le fils de la sœur cadette du président Laurent Gbagbo, Jeannette Koudou, Jean Porquet est le nouvel ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Burkina Faso. Il remplace à ce poste le Pr. Abou Touré, qui l’occupait depuis l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara en avril 2011.
Si l’information se confirmait, ce serait la première fois, depuis la fin de la crise post-électorale, qu’un membre de la famille de l’ancien chef de l’Etat ivoirien est promu à une haute fonction de l’administration ivoirienne, et notamment de la diplomatie d’Abidjan. Le fait est d’autant plus important que dans la politique extérieure de la Côte d’Ivoire, le pays des hommes intègres occupe une place stratégique. A la fois, du point de vue de l’histoire, de l’économie et des relations séculaires entre les deux pays. C’est pourquoi la nomination de M. Porquet, si elle se confirmait, marquerait une nouvelle étape dans les relations entre l’exécutif ivoirien et son opposition.
En effet, même si on ne connait pas de passé politique au neveu du président Gbagbo, sa proximité avec ce dernier ne peut échapper à personne dans le contexte actuel. L’on peut donc légitimement se poser la question de savoir si on assiste à une inclinaison de la politique du président Ouattara, notamment en matière de réconciliation nationale. Est-ce la fin du rattrapage ethnique auquel l’on a assisté jusque-là ? La question mérite d’être posée, d’autant plus que cette nomination intervient après celle de Thierry Bouikalo, l’ancien directeur général de l’imprimerie nationale, membre de la direction du FPI comme sous-préfet dans la région du Bafing, récemment à l’occasion du dernier mouvement préfectoral.
En tout état de cause, si l’information se confirme ce serait une bonne nouvelle pour la réconciliation. Mais, une nouvelle qui devra être complétée par d’autres gestes plus forts. Notamment, une amnistie générale à l’endroit des acteurs de la crise post-électorale, qui facilitera la libération de tous les prisonniers civils et militaires, le retour civilisé des exilés, le dégel des avoirs et les réparations pour les victimes.

Guillaume T. Gbato
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