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Manifestation de colère dans la filière café-cacao: Les producteurs accordent un sursis au gouvernement
Publié le samedi 11 fevrier 2017  |  Notre Voie
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© Reuters par DR
Le port d`Abidjan, cacao de Cote d`Ivoire
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Amoakon Boa Stéphane, président du Syndicat national autonome des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (Synapci) a suspendu, le mardi 7 février dernier, la grève des producteurs qui devait se dérouler mercredi dernier. Les producteurs, selon lui, accordent un sursis au gouvernement ivoirien en attendant que le cacao qu’ils possèdent soit écoulé. Cette décision a été prise, dans la salle de réunion de la préfecture, lors de la rencontre entre les producteurs de café-cacao et Fadi Ouattara, préfet du département d’Abengourou. La chefferie traditionnelle, les producteurs et M. Ello Evariste, délégué régional du Conseil café-cacao de l’Indenie-Djuablin ont pris part à la rencontre.
En tant que représentant de l’exécutif, le préfet a demandé au responsable du Synapci de lever le mot d’ordre de grève. Avec arguments à l’appui, il a convaincu les producteurs du désengorgement progressif des stocks de cacao dans les ports d’Abidjan et de San Pedro.
A la suite du préfet, Amoakon Boa Stéphane, président du Synapci a demandé aux producteurs de ne plus manifester. « Nous avons toujours travaillé avec le préfet. Nous l’avons compris. Déjà, il y a trois exportateurs qui ont commencé à décharger nos produits au port. L’Etat ivoirien a l’obligation de mettre tout en œuvre pour que d’ici la fin de ce mois de février, tous nos produits soient achetés. Aucun produit restera dans les magasins », a-t-il argumenté. Avant d’inviter tous les producteurs à rester à l’écoute et mobilisés. Le syndicat à travers les producteurs avait menacé de paralyser la Côte d’Ivoire, le mercredi 8 février dernier, en ce sens que l’Etat ivoirien ne faisait rien pour mettre à la disposition des exportateurs des subventions pouvant leur permettre de décharger les produits aux ports d’Abidjan et de San-Pedro. La conséquence, c’est que les deux ports étaient engorgés de stocks de cacao. L’Etat avait fait appel à un armateur dont le bateau a une très grande capacité pour évacuer le cacao. N’empêche que les magasins de l’intérieur du pays étaient débordés. La preuve le Synapci avait menacé de paralyser le pays.



Jean GOUDALé
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