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Gestion de la Filière Bois en Côte d’Ivoire: la FAO et la REDD+ lancent une étude diagnostique
Publié le jeudi 13 avril 2017  |  Abidjan.net
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© Abidjan.net par PR
Gestion de la Filière Bois en Côte d’Ivoire: la FAO et la REDD+ lancent une étude diagnostique
L’atelier de lancement de l’étude du diagnostique pour la promotion et le renforcement de la chaîne de valeur du bois. a eu lieu le 12 avril 2017 au siège de la FAO, à Cocody-Vallon en présence de MM. Germain Dasylva, Représentant Pays de la FAO et de Yéo Napari, Coordonnateur par intérim de la REDD+ Côte d’Ivoire.
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Chaque année, plus de 200 000 hectares de forêts disparaissent en Côte d’Ivoire. Malgré tous les efforts consentis pour lutter contre la déforestation, les statistiques disponibles montrent que le pays est encore très loin du compte. Pis, si rien n’est fait, la Côte d’Ivoire jadis, 1er exportateur de bois pourrait à l’horizon 2023- 2027, devenir un pays importateur de bois pour couvrir ses besoins internes.

C’est pour inverser cette tendance et permettre au pays de trouver les moyens durables pour la gestion du secteur bois, que l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), dans la cadre de la mise en œuvre du mécanisme REDD+, a sollicité le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) afin de mener une étude diagnostique pour la promotion et le renforcement de la chaîne de valeur du bois.

L’atelier de lancement de cette étude a eu lieu le 12 avril 2017 au siège de la FAO, à Cocody-Vallon en présence de MM. Germain Dasylva, Représentant Pays de la FAO et de Yéo Napari, Coordonnateur par intérim de la REDD+ Côte d’Ivoire.



Cette rencontre a été l’occasion pour les experts du CIRAD, de présenter à la trentaine de participants issus de secteur public, du secteur privé et de la société civile, la méthodologie et les résultats attendus de l’étude et de faire par la suite, un diagnostic collectif des chaînes de valeur bois en Côte d’Ivoire.

Dans son allocution d’ouverture, M. Germain Dasylva, Représentant Pays de la FAO après avoir rappelé la volonté du Gouvernement de Côte d’Ivoire à lutter contre la déforestation, s’est interrogé sur l’efficacité des politiques initiées et des financements jusqu’alors mobilisés dans le cadre de cette lutte, avant de sonner une fois encore, l’alarme pour un engagement plus accru de toutes les parties prenantes.



Conscient des risques auxquels la côte d’Ivoire est exposée et de ses implications au niveau social et économique, M. Yéo Napari a réaffirmé la volonté du Gouvernement de mettre un point d’honneur à la gestion durable des forêts. Il a rassuré les bailleurs et autres partenaires sur l’engagement du Gouvernement à conduire le mécanisme REDD+ jusqu’à terme afin d’obtenir les résultats escomptés.



En effet, la déforestation et la dégradation accrues des forêts ivoiriennes constituent des menaces pour la durabilité du secteur bois. Un secteur qui, se trouve désormais confronté à plusieurs problèmes du fait de la lente extinction de la forêt naturelle avec de nombreuses répercussions sur les chaînes de valeur bois. Il s’agit notamment de l’épuisement de espèces demandées, de la baisse de la production et du rendement des usines, du taux de chômage élevé dans le secteur bois et surtout du manque de financement du secteur lié au manque de visibilité sur les chaînes de valeur bois.



Pour rappel, selon les estimations les plus récentes du BNEDT en 2016, le couvert forestier ivoirien était estimé en 2015 à 3,4 millions d'hectares par rapport à 16 millions d'hectares au début du siècle. A l’heure actuelle, environ 200 000 hectares de forêts disparaissent chaque année principalement du fait de l’agriculture, l’exploitation forestière, de l’urbanisation, des mines, etc. Dans un contexte de changement climatique, la disparition des derniers blocs forestiers attendue au tournant de 2030-2035, risque de compromettre les objectifs de développement actuels principalement dans le secteur agricole, pilier important de l’économie ivoirienne.

Pour faire face à cette situation, la Côte d’Ivoire s’est doublement engagée depuis 2011 dans le processus REDD+ qui vise à réduire la déforestation et la dégradation des forêts et a aussi, des engagements de limitation de ses émissions de gaz à effets de serre via sa Contribution Nationale Déterminée (NDC) et dans le processus FLEGT qui vise à améliorer la gouvernance forestière de manière à arrêter le commerce illégal de bois vers l'Europe.

Atapointe
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