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Côte d’Ivoire: les proches de Gbagbo réfutent les accusations de complot
Publié le vendredi 8 septembre 2017  |  AFP
CPI
© AFP par DR
CPI : l’ex Président Laurent Gbagbo devant les juges
Mardi 19 février 2013. La Haye. L’ancien président ivoirien comparait à la Cour pénale internationale (CPI), pour crime contre l’humanité.
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Des "frondeurs" du Front populaire ivoirien (FPI), le parti fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo, ont réfuté vendredi les accusations de complot lancées par le gouvernement contre deux proches de l’ex-président, ironisant sur la "panique" du pouvoir.
Annonçant jeudi les résultats des enquêtes sur une série d’attaques contre des postes de police et de gendarmerie perpétrées ces derniers mois, le ministre ivoirien de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, a qualifié
d’"instigateurs" d’un "projet de déstabilisation" Pickas Damana, vice-président du FPI, et Stéphane Kipré, gendre de l’ancien chef de l’Etat.
"Je réfute ces accusations", a déclaré le secrétaire général adjoint du FPI, Boubakar Koné, lors d’une conférence de presse, qualifiant de "loufoque" la "prétendue enquête" du ministre de l’Intérieur.
Le pouvoir du président Alassane Ouattara "panique" parce qu’il a "peur de perdre les prochaines élections" en 2020, a jugé M. Koné. "Le pouvoir est
devenu fébrile", "il règne par la terreur", a-t-il dit, soulignant que deux anciens ministres du régime Gbagbo sont toujours en prison.
Stéphane Kipré, fondateur du parti Union des nouvelles générations, et Pickas Damana, connu pour avoir déchiré devant les caméras les résultats de l’élection présidentielle de 2010 défavorables à son champion, sont tous deux en exil hors de Côte d’Ivoire.
Stéphane Kipré a estimé sur la radio RFI vendredi que le régime Ouattara "en difficulté" cherchait "des boucs-émissaires". "A chaque fois qu’on parle
d’une éventuelle libération du président Laurent Gbagbo (détenu par la Cour pénale internationale), le régime Ouattara sort de nulle part des accusations farfelues contre les pro-Gbagbo", a-t-il déclaré.
Pour Boubakar Koné, "le FPI a fait le choix du jeu démocratique", mais "si on l’y oblige, il pourrait changer de ligne et riposter aux violences" qui lui sont faites. "On n’acceptera pas cela plus longtemps", a-t-il menacé.
La question de la réconciliation entre les différentes factions politiques ivoiriennes n’a pas été réglée depuis la fin de la longue crise politico-militaire (2002-11) qui a divisé le pays. Cette crise a culminé avec les combats post-électoraux qui ont fait 3.000 morts en quelques mois après
l’élection présidentielle de 2010, Laurent Gbagbo refusant de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara.
La question de la sécurité est brûlante en Côte d’Ivoire depuis le début de l’année, après des mutineries dans l’armée, les attaques contre les postes de police et de gendarmerie, et une série d’évasions de prisonniers survenue depuis un mois.
Le FPI créé par Laurent Gbagbo traverse une crise qui oppose deux camps rivaux. Pascal Affi N’Guessan, l’actuel président du parti, est contesté par le camp rival dit des frondeurs d’Aboudramane Sangaré, un proche de Gbagbo présenté comme le "gardien du temple". Ces frondeurs affirment être les plus proches de l’ancien président.
Laurent Gbagbo est écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il est jugé par la Cour pénale internationale pour "crimes contre l’humanité" présumés commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011.

de/jh
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