Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

CPI – Procès Gbagbo : le général Mangou dément l’implication de ses troupes dans la tuerie d’Abobo
Publié le samedi 30 septembre 2017  |  Jeune Afrique
Justice/Procès
© Autre presse par DR
Justice/Procès Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé : le General Mangou témoigne
Lundi 25 septembre 2017. La Haye (Pays-Bas). Le Général Mangou était invité à la Cour Pénale Internationale à dire sa part de vérité dans la crise post-électorale qui a secoué la Côte d`Ivoire
Comment


Au quatrième jour de son témoignage à la Cour pénale internationale (CPI) dans le procès de l’ancien chef d’État ivoirien Laurent Gbagbo et de son bras droit Charles Blé Goudé, le général Philippe Mangou, ex-chef d’état-major des armées, est revenu jeudi 28 septembre sur la question des mercenaires et des miliciens, utilisés par le camp Gbagbo, ainsi que sur la répression de certaines manifestations proches d’Alassane Ouattara lors de la crise postélectorale.

Tirs de mortiers

« Lorsque le président Laurent Gbagbo a su que des obus avaient été utilisés, il a posé des questions sur comment cela s’est passé. Et nous lui avons donné la réponse. Mais nous-mêmes, nous n’étions pas sur les lieux pour lui donner l’ampleur des dégâts, savoir si des gens ont été tués ou si des maisons ont été détruites. Je ne peux savoir où exactement le mortier est tombé, puisque je n’étais pas sur le terrain. Je n’ai pas été informé parce que je n’ai pas autorisé de tir de mortier 60. Le mortier 60, c’est une arme d’infanterie, donc le commandant de l’unité peut l’utiliser sans autorisation du chef d’état-major des armées ».

« Par contre ce que je sais du mortier de 120 dont j’ai autorisé le tir, j’ai demandé qu’on le réintègre parce qu’il pèse à lui seul 600 kg. C’est une arme impressionnante, qui est généralement utilisée en arrière de l’ennemi. Or là, ce qu’on recherchait, c’était de montrer l’arme à l’ennemi, de lui faire voir les effets. À l’issue du coup, on l’a réintégré. »

Ce qui s’est passé avec les femmes, ce n’était pas nos hommes
Tuerie des sept femmes d’Abobo

« J’ai été informé par deux personnes (de la mort de femmes à Abobo, lors d’une manifestation de l’opposition). La première personne était des forces impartiales. La seconde personne était le ministre de la Défense. Il m’a appelé pour me demander si nos éléments avaient effectué des tirs sur des femmes. La première chose que j’ai faite, c’est d’appeler le général Detoh pour lui demander s’il était informé de ce qui s’était passé à Abobo. Il m’a répondu non. Je lui ai demandé également s’il a été informé que nos hommes ont tiré sur des femmes à Abobo. Il m’a dit non. Donc je suis parti voir le ministre de la Défense pour lui dire que suite à une enquête interne que nous avons menée, nos hommes n’ont pas effectué de tirs sur des femmes. (…) J’ai demandé au général Detho Letoh de mener des investigations afin de me faire un compte rendu. »

« Les faits ici se sont produits le 3 mars. À cette date, nos éléments étaient au camp commando. Quand il s’est renseigné, on n’a pas été attaqué ce jour-là. Donc ce qui s’est passé avec les femmes, ce n’était pas nos hommes ».

Mercenaires et miliciens

« Quand Blé Goudé arrive à ma résidence, il explique le projet d’appel qu’il a lancé aux jeunes. Il m’était impossible de repartir à la RTI (Radiodiffusion télévision ivoirienne, télé publique, NDLR) pour démentir l’appel. Donc on attend parce que le 20 mars, c’était dimanche. On attend donc lundi 21. Lundi 21 à 7 heures 30 minutes, j’arrive à l’état-major, il y a du monde. C’est plein. La cérémonie devrait commencer à 9 heures mais j’ai refusé de partir. C’est mon chef de la division ressources humaines, l’amiral Allah, qui est venu me voir pour me dire : ‘Mon général, les jeunes vous réclament. Ils veulent que vous leur parliez. Il y a vraiment du monde et par souci sécuritaire, je souhaite que vous leur parliez, parce qu’il se pourrait qu’il y ait des infiltrés’. Il m’a dit que l’état-major étant un lieu stratégique, s’il y a une attaque qui part de là, ce ne serait pas bien. »
... suite de l'article sur Jeune Afrique

Commentaires


Comment