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Secteur du vivrier en Côte d’Ivoire : Ces femmes analphabètes qui contrôlent ce domaine
Publié le samedi 30 septembre 2017  |  Soir Info
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En Côte d'Ivoire, le secteur du vivrier est dominé par les femmes. Elles contrôlent ce domaine de main de maître. Comment ces femmes analphabètes sont-elles arrivées dans ce secteur ? Comment sont-elles organisées ? Que gagnent-elles ? Ce qu’elles apportent à l’économie ivoirienne ? Quelles sont leurs attentes ? Notre enquête.

Ce lundi 4 septembre 2017, le marché gourou d’Adjamé grouille de monde. Les commerçants hèlent, souvent à tue-tête, les clients qui se faufilent dans les différentes allées du marché. Ta Lou Julienne, vendeuse d’aubergines et de gombo frais s’active derrière son étal. Depuis un quart d’heure, elle place des tas d’aubergines livrées à la veille. Née, il y a 50 ans, à Zuenoula (centre ouest), Mme Ta Lou est mariée et mère de sept (7) enfants. Malgré son âge et ses nombreuses maternités, le temps n’a pas fait d’effet sur cette femme au teint clair naturel. Depuis 35 ans, elle vend au marché gouro d’Adjamé.

Initiée au commerce du vivrier à l’âge de 15 ans, Juliette était loin de s’imaginer, qu’elle serait aujourd’hui une des vendeuses en détail, les plus en vue du secteur du vivrier en Côte d’Ivoire. « J’avais 14 ans quand maman est décédée. J’habitais seule avec papa. Alors, ma tante a demandé que je vienne la rejoindre à Abidjan. Mais c’est un an après, que la petite sœur de maman est venue me chercher à Zuenoula. Dès le lendemain de notre arrivée dans la capitale économique, elle m’a demandé de l’accompagner au marché. Une fois à Adjamé, elle m’a dit que désormais, j’allais vendre avec elle. Mon initiation a alors commencé ce jour là. Depuis 1982, je suis vendeuse de vivrier au marché gouro d’Adjamé», explique-t-elle. Mais c’est 10 ans après, qu’elle s’est installée à son propre compte, avec le soutien financier de sa tante. Contrairement à ce qu'elle croyait, les premières années n'ont pas été faciles. Ses activités commerciales ont commencé à fleurir, seulement à la troisième année. «Ma tante était chargée de passer les commandes. Moi, je ne maîtrisais pas le circuit de l'approvisionnement. C'était difficile pour moi, les premières années, quand je me suis mise à mon propre compte. Il m'arrivait souvent de manquer de marchandises parce que je n’avais pas passé la commande à temps. Mais les choses ont commencé à s'améliorer et à marcher quand j’ai pu maîtriser le circuit de commandes », confie Juliette.
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