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Marche des femmes d’Abobo : le général Mangou ’’ne dit pas vrai’’, selon Detho Létho
Publié le vendredi 10 novembre 2017  |  APA
Défense
© Abidjan.net par Emma
Défense / Séminaire-bilan de l`armée à Grand-Bassam: le Ministre Paul Koffi Koffi à la clôture des travaux
Vendredi 3 février 2012. Grand-Bassam. Le Ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi préside la cloture des travaux. Photo: le general Detoh Letho
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Abidjan (Côte d’Ivoire) - L'ancien chef d'état-major de l'armée ivoirienne, Philippe Mangou « n'a pas dit vrai» à la Cour pénale internationale (CPI) où il a récemment témoigné relativement à la marche des femmes d'Abobo du 03 mars 2011, a soutenu vendredi, Firmin Détho Letho, ex-commandant de l'armée de terre ivoirienne qui comparaît devant ladite juridiction depuis 4 jours dans le cadre du procès conjoint de l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo et de son ex-ministre Charles Blé Goudé.

Interrogé par le juge-président sur la déposition de M. Mangou qui déclarait n'avoir jamais eu de contact direct avec les troupes sur le terrain à Abobo sans passer par le commandant de l'armée de terre qu'il était, le général Detoh s'est inscrit en faux.

« Je suis au regret de vous dire que le général Mangou ne dit pas vrai. C'est le général Mangou qui m'a appelé le 03 mars 2011 pour me dire qu'il aurait eu des femmes tuées à Abobo. Immédiatement j'ai appelé les officiers Niamkey Basile et Toualy qui y étaient en service», a expliqué l'officier supérieur ajoutant que « quand j'ai appelé Niamkey il m'a dit qu'il a déjà été contacté par le général Mangou ».

Réfutant plusieurs déclarations de son ancien patron, M. Detoh a également indiqué qu'il n'a jamais autorisé des tirs de mortier de 120 millimètres à Abobo. « Si le général Mangou a dit que c'est moi qui était sur le terrain, pour tout le respect que je lui dois, il n'a pas dit vrai», a-t-il infirmé à nouveau quant au rôle qu'il jouait dans la chaîne de commandement pendant ladite crise.

Interrogé auparavant par le conseil de Charles Blé Goudé, coaccusé de Laurent Gbagbo, le général de brigade a révélé qu'après le deuxième tour de la présidentielle ivoirienne de 2010, les forces adverses voulaient corrompre les troupes loyales à l'ex-président. « Nos ennemis voulaient acheter nos forces. Ce sont des informations que nous avons reçues des services de renseignements militaires et des soldats eux-mêmes », a-t-il expliqué.

L'ancien inspecteur des armées ivoiriennes a également soutenu, dans un autre registre, que les campagnes de recrutement dans l'armée pendant la crise ivoirienne n'ont jamais été faites sur une base ethnique. « Nous n'avons jamais recruté des soldats sur la base ethnique. Tous les ivoiriens âgés de 18 ans et aptes physiquement pouvaient postuler», a-t-il soutenu.

M. Detho dont la déposition a pris fin ce vendredi, est le 5è officier général ivoirien à témoigner devant cette juridiction après les généraux Brédou M'Bia, Kassaraté Tiapé, Guiai Bi Poin et Philippe Mangou. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont poursuivis pour quatre chefs de crimes contre l'humanité commis pendant les violences post électorales ivoiriennes de décembre 2010 à avril 2011. Le procès conjoint des deux hommes s'est ouvert en janvier 2016.

PIG/lb/ls
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