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Les Greffiers de Côte d’Ivoire annoncent une grève de trois jours à partir du 6 mars

Publié le mercredi 28 fevrier 2018  |  APA
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© AIP par DR
Une grève des greffiers paralyse le tribunal de Danané
Danané, Une grève des greffiers déclenchée le 08 décembre pour une durée initiale de trois jours, mais qui se poursuit, empêche la tenue des audiences et l’établissement d’actes judiciaires au tribunal de première instance de Danané.
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Abidjan (Côte d’Ivoire) - L’Union nationale des Greffiers de Côte d’Ivoire (UNAG-CI) annonce un arrêt de travail de trois jours à compter du mardi 6 mars pour revendiquer ‘’l’application complète du statut des Greffiers et le maintien de la clé de répartition des émoluments en vigueur depuis 15 ans’’.

L’information a été donnée par Me Abel Boli Bi Youan, le président de l’union, qui a animé une conférence de presse en présence de nombreux Greffiers et des membres de son bureau exécutif.

‘’Les points de revendications pour lesquels un préavis de grève a été déposé sur la table du ministre depuis le 8 février sont de deux ordres : l’application complète du statut des Greffiers et le maintien de la clé de répartition des émoluments des Greffiers en chef en vigueur depuis 15 ans’’ a dit Me Abel Boli Bi Youan.
Sur le premier point, il a rappelé que ‘’plus de 210 Greffiers sont toujours dans l’attente de leur arrêté de promotion sans compter les nombreuses réclamations dont le traitement est plutôt parcellaire’’.

Concernant la clé de répartition des fonds des Greffes qui sont ‘’la rétribution des actes posés par les Greffiers en chef qui percevaient lesdits fonds en totalité depuis 2001’’, c’est par largesse, selon lui, que les Greffiers en chef ont accordé 72% de ces fonds aux magistrats, personnels interministériels et agents de l’administration pénitentiaire pour ne percevoir que 28%.

‘’Ce sont ces 28% que le ministère nous demande de reverser dans l’assiette pour une nouvelle clé de répartition faisant la part belle aux magistrats. Nous ne pouvons pas accepter cela. Mais les magistrats sont responsables de plusieurs services qui leur procurent des fonds qu’ils gardent par devers eux’’, s’est insurgé Me Boli Bi Youan.

La rencontre de conciliation du lundi avec le cabinet du ministre de la justice n’ayant pas abouti à un accord, ‘’l’UNAG-CI maintient le mot d’ordre de grève projeté pour le 6 mars 2018’’, a conclu le conférencier insistant que son organisation n’ayant signé aucun accord ‘’ne se reconnait pas dans la trêve sociale’’ obtenue par le gouvernement avec des centrales syndicales de l’administration publique.

HS/ls
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