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Le gouvernement engagé à réduire de 15% le taux d’anémie chez l’enfant

Publié le samedi 9 juin 2018  |  AIP


Yamoussoukro- L’Etat de Côte d’Ivoire s’est engagé, à travers son Plan national multisectoriel de nutrition 2016-2020, au renforcement de la lutte contre l’anémie nutritionnelle avec pour objectif de le réduire de 15 %, la prévalence de l’anémie chez l’enfant de moins de cinq ans, de 75 % à 60 %, a confié vendredi, à Yamoussoukro, le Dr Crystel-André M’Bahia-Yao, médecin chargé de la lutte contre les carences en micronutriments.

Le Dr M’Bahia-Yao exposant sur le thème, « Anémie carentielles ou nutritionnelles : stratégie nationale de lutte », lors du VIIIè congrès et de la XVIè journée de la société de pédiatrie, ouverts jeudi, à la fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, a fait savoir qu’il s’agit également pour le pays de réduire de 12 %, le taux d’anémie chez la femme en âge de procréer de 54 % à 42 % avec 39 % de forme légère, 14 % de forme modérée et moins d’1 % de forme sévère.

Une anémie carentielle ou nutritionnelle est une diminution du taux d’hémoglobine en deçà du seuil de la normale, du fait d’un déficit en facteurs exogènes (fer, acide folique, vitamine B12) indispensables à l’érythropoïèse. « En zones tropicales, elle est due essentiellement à une carence en fer et/ou en acide folique. Elle intéresse surtout les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans », précisé la spécialiste en santé.

L’ampleur de la prévalence des anémies carentielles et de leurs conséquences sur la santé des individus plaident en faveur de la prévention a souligné la chargée de la lutte contre les carences en micronutriments.

La stratégie de lutte contre cette affection repose essentiellement sur la supplémentation en fer et le traitement des parasitoses (géohelminthiases) à travers le déparasitage préventif systématique (en routine et en campagnes de masse) chez les femmes enceintes et chez les enfants de 12-59 mois, a informé Crystel-André M’Bahia-Yao.

Elle a renchéri que l’une des actions de ce renforcement, suscitant de nombreux espoirs est l’adoption par le pays de la stratégie de « Fortification à domicile (FAD) et la fortification des aliments de grande consommation, la diversification alimentaire.

« Cette diversification alimentaire s’obtient par le biais d’une sensibilisation des acteurs des filières agricole, animale et halieutique à la production d’une variété d’aliments riches en fer, disponibles en permanence et accessibles aux plus vulnérables ainsi que la sensibilisation des populations à la consommation d’aliments riches en fer », a souligné l’expert en nutriment.

Elle a fait savoir qu’à cette stratégie s’ajoutent d’autres interventions telles que la promotion d’une bonne pratique d’allaitement maternel.

Plusieurs défis liés à la faible appropriation des activités de nutrition par les agents de santé. Et l’indisponibilité et coût élevé des intrants de supplémentation et de déparasitage ainsi que le contrôle des maladies infectieuses, paludisme, ankylostomiase et schistosomiase pour l’atteinte sont à relever, selon Dr M’Bhia-Yao pour l’atteinte des objectifs fixés.

Dr Crystel-André M’Bahia-Yao médecin a annoncé à court terme, des campagnes et formations pour une Communication pour le changement des normes sociales et des comportements, le déparasitage en routine des enfants de 12-59 mois, la supplémentation en fer des adolescentes, Fortification à domicile et Biofortification des aliments locaux.

nam/fmo
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