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Conflits en Afrique: 140.000 homicides dont 40.000 à 45.000 causés par des armes à feu par an (étude)

Publié le mardi 30 octobre 2018  |  APA
Matthias
© APA par Saliou AMAH
Matthias Nowak, chercheur à Small Arms Survey, un institut universitaire des hautes études internationales et du développement basé à Genève


Abidjan (Côte d’Ivoire) - Près de 140.000 homicides liés aux conflits armés sont dénombrés chaque année en Afrique dont 40.000 à 45.000 causés par des armes à feu, selon une étude présentée lundi à Abidjan.

« Dans toute l’Afrique, nous avons à peu près 140.000 homicides et morts liés aux conflits armés par an dont 40.000 à 45.000 sont causés par des armes à feu », a indiqué Matthias Nowak, chercheur à Small Arms Survey, un institut universitaire des hautes études internationales et du développement basé à Genève.

Il a en outre fait observer qu’ « un tiers des décès liés à la violence en l’Afrique sont causés par l’utilisation des armes à feu », dans son exposé qui s’est déroulé dans la résidence de l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, à Abidjan.

La sous-région ouest-africaine connaît différents circuits d’armes, notamment sur la côtière qui est un cordon d’acheminent, révèle l’étude, qui mentionne des stocks d’armes depuis la Libye vers la ceinture centrale du Sahel, ce qui a énormément contribué au trafic d’armes dans cette zone.

La crise en Libye a créé un flux important d’armes vers le Sud de l’Afrique subsaharienne y compris le Mali. Les recherches effectuées identifient ce flux comme un des détonateurs des transferts d’armes après l’effondrement du régime libyen.

Ce conflit a entraîné « un transport déstabilisant de trafics d’armes en direction de l’Afrique de l’Ouest », a ajouté Matthias Nowak, qui impute les grands crimes organisés aux groupes armés dans le Centre du Sahel et aux djihadistes.

Il a relevé que de petites associations transportent également des armes. Et ce, via les frontières dont la plupart ne disposent pas de scanners pour déceler des caches d’armes dans des coins des engins, invitant les États à renforcer le contrôle aux postes frontières.

Selon lui, une panoplie de mesures devrait être mise en place pour améliorer le contrôle des États dans les zones sur le stock d’armes y compris les armes auprès des civils puisque peu d’États ont des registres d’armes.

« Aujourd'hui, nous voyons aussi qu'il y a beaucoup de circulation d’armes d’un conflit à l’autre » avec des « sources internes et des sources externes », a-t-il dit, notant que les types d’armes à feu commercialisés sont de divers ordres, entre autres, les kalachnikovs et surtout les munitions.

M. Nowak appelé à une mise à jour et un contrôle régulier des permis de port d’armes afin de savoir si ces civils sont toujours en possession de ces armes. Il a par ailleurs déploré le fait que des forces de défense et de sécurité aient « quelque fois collaboré avec des acteurs illégaux » de trafics d’armes.

Cette étude intervient dans le cadre de la lutte contre la prolifération des armes légères, utilisées par des groupes armés ou des terroristes pour commettre des crimes et des trafics humains sur le continent, notamment dans les foyers de conflits.

AP/ls
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