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Les fondateurs d’écoles privées du Goh marchent pour une reprise des cours

Publié le vendredi 8 fevrier 2019  |  AIP


Gagnoa, Les fondateurs d’établissements primaires et secondaires privés de la région du Goh, ont marché, vendredi à Gagnoa, pour, disent-ils, sensibiliser les enseignants en vue d'une reprise effective des cours perturbés depuis le 11 décembre 2018.

« Le privé est au bord du gouffre financier », a indiqué Diouga Brice, président des 62 écoles que compte la coordination des établissements privés du Goh (CEPG), lors de la remise d’une copie de la motion de sensibilisation aux autorités préfectorales de Gagnoa, à la fin de la marche, qui s’est déroulée sur deux km.

Il a plaidé pour la non perturbation des cours dans les établissements privés, tout en appelant plutôt à une école pacifiée, afin que le privé puisse honorer ses engagements envers les services fiscaux à l'aide de frais de scolarité qui ont cessé d'être versés par les parents d'élèves, du fait de l'instabilité à l'école.

Depuis le 11 décembre, date de départ anticipé des élèves en congé de noël, les cours sont régulièrement perturbés, dans le public et le privé dans le Goh. Les perturbations se sont poursuivies à la reprise, avec cette fois, le déclenchement d’un arrêt de travail au public, à l’initiative cette fois des enseignants.

La grève des enseignants dans le public et la volonté de ceux-ci de continuer à dispenser des cours au privé, a entraîné le courroux des élèves des établissements publics, appuyés de « badauds ». Ces derniers ont décidé de déloger les élèves du privé, paralysant ainsi l’école dans la région, alors que le privé continue de dispenser les cours dans d’autres régions du pays, note-t-on.

« Face à l’impuissance des autorités compétentes en la matière », martèle Diouga Brice, président de la coordination (CEPG), et porte-parole des marcheurs, les fondateurs dénoncent cette situation qui « paralyse voire détruit inexorablement » l’ordre d’enseignement dans la région.

Le seul objectif de la coordination, selon lui, est de « sensibiliser » les populations, vu que dit-il, l’incidence serait l’incapacité d’assurer les salaires de la fin du mois de février.

Une réunion de « crise » avec tous les partenaires de l’école, a été convoquée pour samedi matin à la préfecture de Gagnoa, par le préfet de région, préfet du département de Gagnoa, Sanogo Al-Hassana.

(AIP)

dd/ask
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