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La chronique du lundi : les grands enjeux africains

Publié le lundi 23 septembre 2019  |  L’intelligent d’Abidjan


La question sociale : Le choix des grandes orientations politiques pour une croissance plus inclusive

L’Etat ou le marché ?

Au lendemain des indépendances, de nombreux pays africains ont vu s’installer des régimes politiques d’inspiration marxiste-léniniste qui faisaient du marché et son idéologie du libre-échangisme les ennemis absolus. Ce soubassement idéologique se nourrissait d’un discours nationalisme qui pensait que le parti unique et l’Etat étaient les seuls recours. La chute du communisme s’est traduite par un vaste mouvement de libéralisation de l’économie à l’échelle planétaire, avec, comme apogée, les programmes d’ajustement économique, les fameux PAS (Programmes d’Ajustement Structurel), le « consensus de Washington » imposant un ensemble de réformes libérale réclamées par le Fonds Monétaire et International (FMI) et la Banque mondial (BM). L’idéologie néo-libérale à la mode délivrait l’injonction suivante : les pays africains doivent s’adapter à la mondialisation. Les PAS avaient pour but d'insérer l'Afrique dans une économie mondiale devenue ultra libérale, d'inciter à des réformes en créant les stimulants et les contraintes du modèle théorique de l'économie de marché : concurrence, vérité des prix, Etat minimum, séparation du marché et de l'Etat. Trop brutaux pour de jeunes Etats-nations dont les économies ne pouvaient pas répondre aux exigences de la mondialisation et se rapprocher de l’optimum libéral, les PAS ont produit en Afrique des effets négatifs : ruine des producteurs locaux, paupérisation des populations et aggravation de la pauvreté des nations.


Le modèle ivoirien selon Houphouët-Boigny

En Côte d’Ivoire, au moment où il construit la nation ivoirienne, le Président Houphouët-Boigny déclare : « Certes, nous ne sommes pas un pays socialiste, mais notre ambition est de réaliser (…) un social des plus hardis. » Il précisera sa pensée en déclarant : « ce que veut l’Ivoirien, c’est le partage de la richesse et non de la misère. Et pour ce faire, il doit, avant tout, contribuer à créer ces richesses ». Le Père de la nation ivoirienne, qui est, en économie, un libéral nourri d’une pensée sociale, affirmera sans cesse le lien qui existe entre le développement économique et le progrès social. Houphouët-Boigny avait raison, lorsqu’il incarnait cette radicalité de l’équilibre et de la nuance. D’ailleurs, on assiste aujourd’hui à un changement de paradigme à l’échelle de la planète. Là où l’on pensait que l’Etat était le problème, on pense désormais que le principal danger vient du marché et d’une mondialisation sans règles.
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L’intelligent d’Abidjan N° 4509 du 23/9/2019

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