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Grève du personnel pénitentiaire/ Trois grands syndicats menacent de fermer toutes les prisons du pays : Des cadres accusés de saboter le dialogue

Publié le mercredi 25 septembre 2019  |  L’Essor Ivoirien


Les nouvelles ne sont pas bonnes dans les prisons ivoiriennes. Alors, pas du tout. Elles sont menacées de fermeture par trois syndicats qui ont déposé un préavis de grève, il y a plus de 48 heures. Cette information nous a été soufflée à l’oreille par un interlocuteur en service à la direction des ressources humaines des prisons de Côte d’Ivoire. Toujours selon la même source, des discussions qui ont eu lieu entre les agents et le directeur de cabinet du Garde des Sceaux, Ministère de la Justice ont accouché d’une souris. ‘’ Le directeur de cabinet du ministre de la justice est la seule autorité qui a pu discuter avec les agents’’, rapporte notre informateur. Le directeur des ressources humaines ne semble pas être intéressé par la menace qui plane. Le directeur des affaires financières qui gère les baux et les tenues ne mesure pas l’ampleur de l’épée de Damoclès et menace verbalement les syndicalistes. Le directeur des prisons quant à lui, joue avec le feu quand il pense que c’est une grève absurde selon les syndicalistes ; par conséquent, il a décidé de se mettre très loin du dialogue. Ces trois cadres sont confortablement assis dans leur bureau feutré sans mesurer la gravité de ce qui est en préparation par les agents qui gardent nos prisons contre vents et marrées. Seul le directeur de cabinet du garde des Sceaux, Ministère de la Justice va au charbon pour désamorcer la bombe. Selon ce qui nous a été rapporté il se bat certes crânement pour maîtriser la situation mais manque pour l’instant de perspicacité pour maîtriser la furia des brigadiers. Dans le dessein d’avoir la part de vérité de tous ces cadres accusés de saboter les discussions, notre rédaction les a contactés au téléphone dans le but de prendre langue avec eux en vain. Nos messages téléphoniques n’ont pas eu de retour. Le proverbe est clair. ‘’Qui ne dit rien, consent’’. Tout se passe comme si nos cadres de l’administration encourageaient cette grève. En effet, si ceux-ci trouvent incongrus ou absurdes les points de revendication des agents pénitentiaires, au moins ils se seraient ouverts aux hommes de médias afin de leur permettre de faire la lumière sur cette affaire afin d’éclairer l’opinion. Parce qu’il est inadmissible et incompréhensible d’entendre les agents soutenir qu’ils sont privés de dotation en habillement alors qu’il s’agit là d’un corps paramilitaire. Voir toutes les prisons ivoiriennes fermées relèverait d’une gravité très extrême qui n’épargnerait personne. S’il y avait effectivement fermeture des prisons, les trois cadres à savoir le directeur des prisons, le directeur des ressources humaines et le DAF, le paieraient cash au même titre que les agents. En plus, ces cadres doivent se dire que le droit de grève est permis en Côte d’Ivoire. La seule chose option c’est de toujours privilégier le dialogue. On n’a pas besoin de le leur apprendre. Qui sont-ils pour se mettre au-dessus de la loi ? Pourquoi refusent-t-ils de copier l’humilité qui a toujours caractérisée les plus hautes autorités de ce pays. A ces trois cadres il leur est demandé de rompre avec leur bureau de luxe et aller au contact des syndicalistes, prendre langue avec eux et désamorcer la grève. Parce que demain si çà capotait, ces trois cadres n’auraient pas travaillé, ils n’auraient pas rendu service à la nation. Les responsabilités seraient partagées. Celles des patrons seraient encore plus graves que celles des grévistes.

Les revendications des agents pénitentiaires

Les revendications des agents se résument en quatre points. Ils veulent une revalorisation des indemnités des logements appelés baux. Le paiement intégral des arriérés des baux, la dotation en habillement. Enfin, la révision du mode de paiement des baux. ‘’ Nous avons discuté avec le directeur de cabinet mais il n’y a eu un seul point d’accord’’, indiquent les responsables des trois syndicats. Question. Pour une question aussi essentielle que celle concernant la fermeture des prisons, a-t-on besoin de faire le bras de fer ? Les responsables cités dans cette affaire et qui devraient apporter des solutions aux revendications des grévistes manquent-ils d’arguments pour empêcher la fermeture de nos prisons ? Ne sont-ils pas outillés pour gérer les crises ? N’occupe pas ce poste de responsabilité qui veut mais qui peut.

Que veulent le DAF, le Directeur des prisons et le Directeur des ressources humaines ?

La question est plus que préoccupante que le directeur des affaires financières, le directeur des prisons et le directeur des ressources humaines soient invités à se réveiller de leur profond sommeil. Chacun doit prendre ses responsabilités dans cette affaire plutôt que d’attendre le ministre aller toujours au charbon quand il s’agit de gérer ces crises. Comment des cadres de l’administration sur lesquels le Chef de l’Etat a placé toute sa confiance peuvent-ils penser que seulement le directeur de cabinet et le ministre des sceaux peuvent apporter une solution à cette grève ? Sans mesurer l’ampleur des conséquences qui découleraient de la fermeture de toutes ces prisons. Des prisonniers prêts à retrouver chaque jour que Dieu fait leur liberté, peu importe la manière, profiteraient d’une telle occasion qui leur serait offerte sur un plateau d’or par la faute du DAF, du directeur des prisons et le directeur des ressources humaines pour s’évader. Il est sans ignorer que c’est toute la Cote d’Ivoire qui serait exposée à l’insécurité par la faute de nos cadres et les agents grévistes. Ces derniers ne sont pas exclus Tous seront impliqués, auront tous leurs responsabilités dans le grand banditisme auquel ils auraient exposé le pays.

Pourquoi les agents doivent ramollir leur position

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les agents ayant déposé un préavis de grève devraient en principe comprendre l’effort du gouvernement. Alors qu’il y a eu récemment un retard dans le paiement des baux, les mêmes syndicalistes ont murmuré. Systématiquement, les autorités compétentes ont pris leurs responsabilités positionnant les bons de paiements dans toutes les trésoreries régionales du pays. Les bailleurs ont été satisfaits et nos braves agents ont été honorés par le gouvernement de Côte d’Ivoire. Cela dénote ici une réelle volonté de l’Etat de mettre les gardes pénitentiaires dans les meilleures conditions de travail. Nos agents doivent également comprendre qu’on ne peut pas solutionner en même temps toutes les difficultés. On les surmonte doucement et sûrement.

Le gouvernement a la volonté de bien faire. C’est ce témoigne que rend le directeur de cabinet et son ministre en optant pour la discussion. Il n’est pas certes mauvais de se faire entendre mais quand on n’a pas d’interlocuteurs capables de vous écouter parce que fuyant leur responsabilité que reste-t-il à faire ? Toujours, privilégier les intérêts du pays. C’est ‘’le choix du bon sens’’ dont parle le philosophe. L’émergence, cet avenir radieux dans laquel le Chef de l’Etat entend propulser la Côte d’Ivoire a besoin de l’effort et du sacrifice de tout le monde, à chaque niveau. Chacun à son niveau peut contribuer au développement de ce beau pays. Le mutisme de ces trois cadres ne doit pas être pris en arguments par les gardes pénitentiaires pour porter l’estocade, l’irréparable surtout que les portes du ministère leur sont ouvertes. Si nos valeureux agents pénitentiaires peuvent nous lire et privilégier le dialogue, c’est la Côte d’Ivoire qui serait sortie victorieuse. Car autant le journaliste dénonce comme nous l’avons fait plus haut autant il conseille et désarme les âmes surchauffées et les apaise. C’est bien notre rôle. Et notre souhait le plus ardent c’est que les discussions aboutissent. Nous avons encore en mémoire, le bruit de botte des forces spéciales manifestant leur mécontentement et colère. Leur sortie a perturbé, il faut le dire net, la quiétude des Ivoiriens. Ce sont là des choses qui font reculer les bailleurs de fonds.

Et tout le monde le sait. Le pays vient de très loin. Personne n’a intérêt de rappeler le passé monstrueux, tumultueux par ses actes. La Côte d’Ivoire n’en a plus besoin. De passage, nous interpellons les politiques qui à n’en point finir avec des revendications farfelues et qui le plus souvent sont récupérées par la masse. Le calme du Chef de l’Etat face à ces faits n’explique pas sa faiblesse. Mais que tous comprennent qu’il est fatigué des bruits. Il a un seul objectif. Développer le pays et chacun doit y contribuer en faisant des sacrifices. Qui a été plus frustré que lui dans ce pays ? Qui a été plus humilié que lui dans ce pays. Ado n’a plus besoin de bruits. C’est pourquoi tous les cadres qui sont à leur poste et qui refusent de faire avancer le pays doivent démissionner. Nous espérer que ce message est bien entendu par le DAF, le directeur des prisons et le directeur des ressources humaines des prisons ivoiriennes. Encourageons le directeur de cabinet du Garde des Sceaux, ministre de la justice à poursuivre le dialogue avec les agents. Le meilleur travail paie et a toujours été payé.

Qu’on le veuille ou non, ce sont les directeurs de cabinets compétents qui sont bombardés ministre. Un directeur de cabinet doit être ouvert au dialogue syndical et demeurer moins orgueilleux. Un directeur de cabinet digne ne livre ni la guerre aux syndicalistes ni aux journalistes. C’est pourquoi voudrions-nous saluer à la fin le directeur de cabinet du ministre de la justice qui privilégie le dialogue selon les syndicalistes. Celui qui dialogue construit la paix et le développement.

Romaric SAKO
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