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Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié, prêt pour la «revanche»? (2/2)

Publié le mardi 24 decembre 2019  |  RFI
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© Abidjan.net par DA
70 ans du PDCI-RDA: Henri Konan Bédié préside la journée dédiée aux élus
Vendredi 29 avril 2016. Abidjan. Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA a présidé une cérémonie dédiée aux élus dans le cadre de la célébration des 70 ans du parti. Photo: Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA.


À 85 ans, l’ancien président ivoirien n’a rien perdu de sa hargne politique. Déchu par un coup d’État militaire à Noël 1999, celui qui est surnommé le « Sphinx de Daoukro » a connu une longue traversée du désert. Brouillé avec son ex-allié et actuel président Alassane Ouattara, il tient absolument à réinstaller au pouvoir son parti, le PDCI, lors de la présidentielle de 2020, quitte à se porter lui-même candidat.

« Ce serait une revanche […]. Ce serait me rendre justice », confiait Henri Konan Bédié à l’hebdomadaire Jeune Afrique en septembre dernier. « Oui ! La Côte d’Ivoire et le peuple ivoirien ont besoin d’un nouvel ordre politique, économique et social que seul le PDCI-RDA est capable de leur offrir dans la dignité et le respect des institutions », clamait-il le 19 décembre dernier devant une salle comble de centaines de militants à la Maison du Parti, siège abidjanais de l’historique Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

Il faut dire qu’Henri Konan Bédié garde en travers de la gorge le renversement de 1999 qui l’a fait tomber du trône présidentiel qu’il occupait depuis quatre ans. Cette année-là, à la veille de Noël, une mutinerie, qu’il sous-estime, se change en coup d’État. Les soldats révoltés portent le général Robert Guéï au pouvoir. Exfiltré vers le Togo par l’armée française, Bédié, contraint à l’exil, atterrit le 3 janvier chez l’ancienne puissance coloniale.

« Si j'ai finalement dû renoncer à rester sur le sol ivoirien, c'est afin d'éviter que soient mises à exécution les menaces explicites de bain de sang qui auraient pu affecter les militaires français qui avaient bien voulu assurer ma protection, mais aussi, sans doute, la communauté française, et peut-être d'autres étrangers résidant en Côte d'Ivoire », déclarera-t-il quelques jours plus tard dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde.
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