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Vers l’opérationnalisation d’une politique de gestion rationnelle des produits organiques polluants

Publié le jeudi 24 septembre 2020  |  AIP
Atelier
© Abidjan.net par PR (Photo d`archive utilisée juste a titre d`illustration et ne correspond pas forcément avec le contenu de l`article)
Atelier de lancement du projet de gestion des émissions non intentionnelles des polluants organiques persistants
Abidjan le 24 septembre 2020. L’atelier de lancement du projet de gestion des émissions non intentionnelles des polluants organiques persistants et des polybromodiphenylethers ignifugés dans les déchets d’équipements industriels (uPOP CI) s’est tenu ce jeudi dans la commune du Plateau.


Abidjan, L’équipe du projet gestion écologiquement rationnelle des émissions involontaires et de di-phényliques éther-poly-bromés provenant des déchets industriels (UPOP-CI) a procédé jeudi 24 septembre 2020 à Abidjan, au lancement de ses activités devant aboutir à une gestion rationnelle des produits organiques polluants en Côte d’Ivoire.

Le point focal de la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants et coordonnateur du projet UPOP, Pr Gustave Bédi, a expliqué qu’en Côte d’Ivoire, une importante quantité de déchets industriels est régulièrement incinérée, créant, par conséquent, des polluants organiques persistants.

« Cette tâche se fait sans savoir que ces équipements industriels renferment d’une part des tueurs silencieux, des retardateurs de flammes, polluants organiques persistants non visibles. D’autres part, leur brulage à ciel ouvert émet dans l’air des tueurs silencieux et invisibles, les dioxines et furannes », a indiqué M. Bédi.

Selon lui, ces équipements concernent les rebuts de véhicules en fin de vie et des déchets d’équipement électriques et électroniques dans les maisons, les ruelles, les quartiers, les casses et dans les garages de mécanique, notamment les carcasses de télévisions, d’ordinateurs (…).

« Nous voyons que dans l’air, il y a une pollution qui vient des industries. Quand on fait le calcul, on se retrouve à près de 170 000 T de déchets à enlever. Avec ce projet, on doit s’arranger à réduire tout cela au maximum, pour que les ivoiriens vivent correctement et ceux qui sont dans ce domaine travaillent de manière rationnelle et que leur vie ne soit plus en danger », a-t-il assuré.

Le point focal du fond environnement mondial (FEM), Alimata Koné Bakayoko, a assuré que son organisation poursuivra ses efforts pour assister la Côte d’Ivoire. Elle a indiqué que le projet UPOP-CI a été approuvé et financé à hauteur de plus de trois milliards de FCFA. Il vise à enlever, en cinq ans, 103 tonnes de rebuts contenus dans les postes téléviseurs cathodiques, les ordinateurs et carcasses de véhicules.

Mené en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), chargée de son exécution, cet organisme international à travers son représentant, Tidiane Boye, a réitéré sa « disponibilité et son engagement à accompagner le projet ».

Le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, François Kouablan, a expliqué que ce projet comprend trois phases composantes principales, notamment le renforcement du cadre réglementaire et institutionnel, le renforcement des capacités des acteurs du secteur en matière de meilleures techniques disponibles et le renforcement des capacités pour le montage des opportunités de recyclage.

Près de 250.000 décès accidentels et trois millions de malades chroniques sont à déplorer du fait de ces polluants, explique-t-on.

(AIP)

gak/fmo
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