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Économie Publié le lundi 26 janvier 2009 | Notre Voie

Présidence de la chambre d`agriculture de Côte d`Ivoire - Singo Maniga : "Que le Chef de l’Etat me réhabilite"

Le grand planteur Singo Maniga, président de la Chambre d’agriculture de Côte d’Ivoire évincé en 2003 par le ministère de l’Agriculture, se dit victime d’une injustice. Il appelle, dans cette déclaration, à l’implication du chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, afin que justice, dit-il, lui soit rendue.
“Je remercie d’abord le Président de la République, Laurent Gbagbo, pour son patriotisme avéré. Je pense que s’il n’avait pas été contrarié par la rébellion armée, c’est le chef de l’Etat qui aurait développé véritablement la Côte d’Ivoire. Au cours de sa visite d’Etat à Katiola, un cadre de la région a dit dans son allocution au chef de l’Etat que feu le Président Félix Houphouët-Boigny a été le père de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, et le Président Laurent Gbagbo est celui de la démocratie en Côte d’Ivoire. C’est exact. En tant que père de la démocratie dans notre pays, je demande au Président Gbagbo de me rétablir dans mes droits à la tête de la Chambre d’agriculture de Côte d’Ivoire. En 1998, nous étions quatre candidats à l’élection pour la présidence de la Chambre d’agriculture. Dont Auguste Daubrey et moi. Les votants étaient au nombre de 800 personnes. Il s’agissait de 800 paysans, délégués venus de toutes les régions de Côte d’Ivoire. Au premier tour de l’élection, J’ai eu 25 voix. Daubré en a eu 15. Il y avait de nombreuses abstentions. Au second tour, j’ai eu 85 voix. Auguste Daubré et un autre candidat nommé Amoikon ont jeté l’éponge. J’ai donc été élu démocratiquement. Contre toute attente en 2003, un arrêté du ministre de l’Agriculture de l’époque suspend la Chambre d’agriculture et arrête donc mon mandat en cours. Ceux qui ont pris cette décision l’ont assurément fait pour que le Président Gbagbo en porte la responsabilité. Alors que je sais que ce n’est pas lui qui m’a suspendu mais ses ennemis. Je prie le Président Laurent Gbagbo de se pencher sur cette injustice dont je suis victime pour lever la suspension.

Le ministère de l’Agriculture m’accuse à tort de détournement de deniers. Il a d’ailleurs diligenté un audit à cet effet. Le ministère de l’Agriculture a refusé de me remettre le rapport d’audit. Mais j’ai pu l’avoir par d’autres voies et je me suis rendu compte des énormités qu’il contenait. La Chambre d’agriculture n’avait pas de moyens financiers. Comment puis-je détourner de l’argent qui n’existait même pas ? C’est moi qui payais le personnel de la chambre avec mes propres moyens puisque le financement était inexistant. L’économie de la Côte d’Ivoire repose sur l’agriculture, a-t-on coutume de dire. On ne peut donc pas comprendre qu’on écarte un paysan que je suis de la tête de la Chambre d’agriculture pour la confier à un journaliste, en la personne d’Ally Coulibaly. C’est aberrant. Le Président Gbagbo connaît les vrais voleurs et il sait qu’il n’y a rien à la Chambre d’agriculture. Je lui demande de mettre fin au tort que certaines personnes m’ont fait alors qu’en ma qualité de président de la chambre, j’étais en train de travailler avec mes confrères paysans pour l’organisation de notre secteur. C’est moi qui ai œuvré pour qu’on ait une loi sur les coopératives. Au départ, il n’y avait que les GVC qui ne pouvaient pas bénéficier de crédit de la part des banques. Il y a des lois sur l’agriculture qui ne sont pas encore votées parce que justement personne ne pose le problème aux députés pour qu’ils légifèrent à ce propos. La Chambre d’agriculture est aujourd’hui morte et cela fatigue les paysans. Je demande au chef de l’Etat de me réhabiliter afin que j’achève mon mandat et le combat que j’avais débuté”.

Propos recueillis par D.D.
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