Après quatorze (14) jours de détention, le journaliste de l’hebdomadaire « Le Repère », Namankoua Gnamantêh a enfin recouvré la liberté hier, aux environs de 11h. Après un bref passage au domicile du président Henri Konan Bédié, le confrère s’est rendu au siège de son organe où il a été accueilli par une liesse populaire.
Le confrère Namankoua Gnamantêh respire désormais l’air frais de la liberté depuis hier mercredi 1er avril 2009. Il est sorti de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) après y avoir séjourné, quatorze (14) jours durant. Il était poursuivi pour « délit par voie de presse » à la suite d’un article intitulé « Ali Baba et les 40 voleurs ». Hier, après sa sortie, il a été accueilli dans une ambiance carnavalesque au siège de « Le Nouveau Réveil » sis aux II Plateaux. Séance tenante, et devant plusieurs pontes du parti sexagénaire, il a animé une conférence de presse pour expliquer à ses compatriotes, les conditions de son arrestation et de sa détention à la Maca. « Je suis tombé dans un traquenard : un ami commun avec le procureur Diakité m’a appelé et m’a demandé de venir le voir à son cabinet. Lorsque je suis arrivé, le procureur m’a fait savoir que je suis arrêté et séance tenante, on m’a conduit au poste de police et ensuite à la Maca », a d’emblée indiqué le confrère, ajoutant que la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan est infernale car le premier jour déjà une souris est venue monter sur sa bouche. Toutefois, Gnamantêh a tenu à remercier et féliciter le personnel de cette structure qui, selon lui, s’est montré très sensible et solidaire de sa cause. Cela dit, le confrère se dit prêt et déterminé à poursuivre la mission qu’il s’est assignée. « Je ne suis nullement découragé ; les nouvelles sont bonnes parce que je me suis rendu compte qu’il y a des hommes et des femmes qui me soutiennent. La lutte continue… » a-t-il martelé. Pour sa part, M Denis Kah Zion, le directeur général du groupe « Le Réveil » a rappelé que « cette victoire est collective car seul, on ne peut rien réussir ». Et l’orateur de préciser que son journaliste a passé 14 jours à la Maca pour rien. Le secrétaire général du Pdci, qu’accompagnait un parterre de personnalités de son parti, dont Kobéna Adjoumani, Yves Fofana, Bamba Mamadou, Henriette Dao, Bobi Assa, Lénissongui… a, quant à lui, indiqué que la liberté n’a pas de prix. Et que l’acquisition de celle-ci nécessite beaucoup de sacrifices. « C’est le sorcier qui a peur de la lumière parce qu’il travaille la nuit. Il faut que les autres aient le droit de dire leur part de vérité, sinon que deviendrait la presse sans liberté ? » s’est-il interrogé. Avant de dénoncer l’attitude de certains journalistes qui, à l’en croire, « ont soutenu l’insoutenable ». « La lutte continue et si nous ne la menons pas, ce sera tant pis pour nous », a argué Djédjé Mady qui félicite au passage la magistrate qui a dit le droit pour faire libérer le confrère Gnamantêh. Cependant, pour le collaborateur de Bédié, la justice devrait aller plus loin pour annuler le paiement de l’amende de 40 millions infligée au groupe « Le Réveil ». « S’il n’y a plus de délit, il n’y a donc plus d’amende à payer », a-t-il justifié. Le n°2 du parti sexagénaire a, par ailleurs, rappelé que « dans l’affaire Ali Baba et les 40 voleurs, c’est ceux qui se sentent morveux qui se mouchent». En tout état de cause, Alphonse Djédjé Mady demande à ses partisans de rester vigilants, car le combat continue.
JJ
Le confrère Namankoua Gnamantêh respire désormais l’air frais de la liberté depuis hier mercredi 1er avril 2009. Il est sorti de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) après y avoir séjourné, quatorze (14) jours durant. Il était poursuivi pour « délit par voie de presse » à la suite d’un article intitulé « Ali Baba et les 40 voleurs ». Hier, après sa sortie, il a été accueilli dans une ambiance carnavalesque au siège de « Le Nouveau Réveil » sis aux II Plateaux. Séance tenante, et devant plusieurs pontes du parti sexagénaire, il a animé une conférence de presse pour expliquer à ses compatriotes, les conditions de son arrestation et de sa détention à la Maca. « Je suis tombé dans un traquenard : un ami commun avec le procureur Diakité m’a appelé et m’a demandé de venir le voir à son cabinet. Lorsque je suis arrivé, le procureur m’a fait savoir que je suis arrêté et séance tenante, on m’a conduit au poste de police et ensuite à la Maca », a d’emblée indiqué le confrère, ajoutant que la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan est infernale car le premier jour déjà une souris est venue monter sur sa bouche. Toutefois, Gnamantêh a tenu à remercier et féliciter le personnel de cette structure qui, selon lui, s’est montré très sensible et solidaire de sa cause. Cela dit, le confrère se dit prêt et déterminé à poursuivre la mission qu’il s’est assignée. « Je ne suis nullement découragé ; les nouvelles sont bonnes parce que je me suis rendu compte qu’il y a des hommes et des femmes qui me soutiennent. La lutte continue… » a-t-il martelé. Pour sa part, M Denis Kah Zion, le directeur général du groupe « Le Réveil » a rappelé que « cette victoire est collective car seul, on ne peut rien réussir ». Et l’orateur de préciser que son journaliste a passé 14 jours à la Maca pour rien. Le secrétaire général du Pdci, qu’accompagnait un parterre de personnalités de son parti, dont Kobéna Adjoumani, Yves Fofana, Bamba Mamadou, Henriette Dao, Bobi Assa, Lénissongui… a, quant à lui, indiqué que la liberté n’a pas de prix. Et que l’acquisition de celle-ci nécessite beaucoup de sacrifices. « C’est le sorcier qui a peur de la lumière parce qu’il travaille la nuit. Il faut que les autres aient le droit de dire leur part de vérité, sinon que deviendrait la presse sans liberté ? » s’est-il interrogé. Avant de dénoncer l’attitude de certains journalistes qui, à l’en croire, « ont soutenu l’insoutenable ». « La lutte continue et si nous ne la menons pas, ce sera tant pis pour nous », a argué Djédjé Mady qui félicite au passage la magistrate qui a dit le droit pour faire libérer le confrère Gnamantêh. Cependant, pour le collaborateur de Bédié, la justice devrait aller plus loin pour annuler le paiement de l’amende de 40 millions infligée au groupe « Le Réveil ». « S’il n’y a plus de délit, il n’y a donc plus d’amende à payer », a-t-il justifié. Le n°2 du parti sexagénaire a, par ailleurs, rappelé que « dans l’affaire Ali Baba et les 40 voleurs, c’est ceux qui se sentent morveux qui se mouchent». En tout état de cause, Alphonse Djédjé Mady demande à ses partisans de rester vigilants, car le combat continue.
JJ