x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Politique Publié le lundi 4 mai 2009 | Le Nouveau Réveil

Le président Bédié aux populations de Bondoukou : "Il faut mettre fin aux assasinats, aux mensonges et la roublardise"

Monsieur le Secrétaire général du PDCI-RDA
Monsieur Yaya Ouattara, Vice-président du PDCI-RDA,
Honorables Membres des Instances du Parti
Mesdames et Messieurs les Elus de Bondoukou
Sa Majesté le Roi des Abrons
Distingués chefs traditionnels de Bondoukou
Militantes et Militants du PDCI-RDA,
Populations de Bondoukou,

Mesdames et Messieurs

C'est avec une joie immense que je retrouve, pour la troisième fois, la dynamique et attachante cité de Bondoukou, une cité pétrie de tradition et de religion, véritable lieu de rencontre de peuples venus d'horizons divers et vivant dans une harmonie qui doit inspirer les populations de cette terre ivoirienne.

Bondoukou, donne l'exemple, par ailleurs, d'une cité attachée aux valeurs qui renforcent davantage l'harmonie entre ses habitants, autochtones, allochtones et étrangers, donnant ainsi l'image de ce que devront être les villes ivoiriennes dans un futur proche, un pays où chacun se sent comme chez soi, où il ne souffre d'aucun complexe vis-à-vis de l'autre.

Mais, en foulant le sol de Bondoukou, on ne peut oublier les fondateurs de cette ville cosmopolite et les militants intrépides qui ont donné leur vie pour que vive le PDCI-RDA .Au niveau de l'administration locale, il me plait de saluer la mémoire du premier maire de cette ville, le Préfet Fétégué Coulibaly.

Il me plait également de saluer mon ancien collaborateur, le ministre Yaya Ouattara, ancien député et Vice-président du PDCÏ-RDA,

Permettez-moi de saluer, en passant, les autorités religieuses de cette cité aux nombreuses mosquées de même que le clergé catholique ainsi que tous les responsables religieux de cette ville et qui se sont associés à notre rencontre.

Bondoukou a donné à la Côte d'Ivoire, des cadres de talent et vous me permettrez de les saluer tous, eux qui font la fierté de la Côte d'Ivoire.

II me plait enfin de saluer cette foule compacte et enthousiaste venue ce matin prendre part à notre rencontre. Je veux en remercier les organisateurs et en tout premier lieu les responsables politiques à la base, les délégués départementaux et communaux et les vaillants secrétaires généraux de sections.

A ces responsables, il me plait de saluer les élus, les députés et les maires des différentes communes, les cadres militants du parti et aussi les sympathisants du PDCI-RDA qui ont bien voulu se joindre à nous ce matin.

Je remercie tout particulièrement toutes ces femmes et tous ces hommes, militants du PDCI-RDA ici rassemblés. Je ressens une fierté certaine de les voir et de les savoir tous là ce matin, car je connais les appels du pied et les achats de conscience, dont ils sont 1'objet et malgré tout cela, ils continuent de partager ma conviction que la parenthèse FPI prendra fin avec les prochaines consultations électorales.

Militantes et Militants de Bondoukou, Populations de Bondoukou,

Vous suivez depuis quelque temps déjà, les visites que j'ai entreprises dans les différentes régions du pays. Le dernier périple s'est déroulé non loin de vous, dans le Sud-Comoé où j'ai effectué un séjour de deux semaines, au cours du mois de janvier 2009.

L'objectif de ces visites est comme je l'ai indiqué partout où je me suis rendu, de reprendre contact avec vous, militants du PDC1-RDA et de vous demander de reprendre courage, après tout ce que le Parti et vous-mêmes avez subi comme brimades et exactions de toutes sortes depuis le coup d'Etat inutile et stupide du 24 décembre 1999.

Ces visites m'ont permis en même temps de toucher du doigt l'état de dégradation avancée du pays dans tous les secteurs d'activité.

Les infrastructures que le PDCI-RDA a réalisées sont en état de décrépitude. Les voies de communication se dégradent, certaines ne laissent percevoir que quelques soupçons de goudron ça et là et les pistes sont dans un état lamentable rendant la vie des paysans encore plus difficile puisqu'ils ne peuvent plus évacuer correctement leurs produits.

Les services de santé du pays sont défaillants. Les hôpitaux n'existent plus que de nom.
Les médicaments dans les centres de santé et les maternités ont disparu et constituent un lointain souvenir.

Tout, aujourd'hui, est devenu payant. Il faut, pour se soigner dans la Côte d'Ivoire de la refondation, aller à l'extérieur du pays à ses frais, aller dans une clinique privée ou alors se rabattre sur les guérisseurs. Dans tous les cas, il est devenu impossible de se soigner en Côte d'Ivoire.

Or, la pauvreté a atteint des niveaux jamais égalés en Côte d'Ivoire. Le taux de pauvreté a atteint 50% de la population.

Alors qu'une minorité s'empiffre, la grande partie des Ivoiriens éprouve des difficultés à se trouver un repas adéquat par jour.

L'éducation est devenue une affaire de sous. L'École ivoirienne a perdu son lustre d'antan avec l'avènement des refondateurs et leurs bras séculiers représentés par la fameuse Fédération estudiantine et scolaire, la FESCI, de triste mémoire.

Dans l'enseignement primaire, les refondateurs ont promis "l'école gratuite" et chacun s'est rendu compte qu'il s'est agi, d'une vaste escroquerie morale.

Dans l'enseignement secondaire et technique, on retrouve le problème de niveau, qui baisse de jour en jour.

Quant à l'enseignement technique et professionnel, il forme des chômeurs, puisque, munis de leurs différents diplômes, nos enfants se retrouvent sans emplois et ils ne peuvent que se contenter d'ouvrir des kiosques ou cabines téléphoniques!

La raison est connue de tous. C'est le manque de confiance dans ce régime et la situation d'insécurité qui ont amené les entreprises soit à fermer ou à se délocaliser, laissant des familles et des familles sans ressources.

Notre enseignement supérieur et nos universités n'existent que de nom. On ne sait plus quand commence et quand se termine l'année académique !

Les Maîtres, surtout ceux qui militent au FPI, ont déserté les amphithéâtres pour se retrouver soit dans des bureaux cossus de ministres, de directeurs généraux ou centraux, si ce n'est dans des ambassades, tandis que des étudiants ont pris le contrôle de l'appareil universitaire.

Il est évident dans ces conditions, que les résultats ne peuvent être que catastrophiques et les diplômes délivrés non reconnus à l'extérieur.

La liberté est devenue, elle aussi, une denrée rare alors que les socialistes tropicaux qui nous gouvernent, nous ont rabâchés les oreilles avec leur rhétorique sur les droits de l'homme. Dans la Côte d'Ivoire refondée, pour des futilités, c'est la prison comme le jeune Tiémoko Assalé en a fait l'amère expérience, à ses dépens. Vous avez également suivi l'affaire de l'article intitulé "Ali Baba et les quarante voleurs" du journaliste Gnamantêh Nanankoua qui a dû passer quatorze jours pour rien dans les geôles du FPI!

L'insécurité, le banditisme, sont le lot de tous les Ivoiriens sous la refondation. L'on est à se demander si nous vivons, dans un Etat de droit.

Face à cette débâcle, il nous faut, coûte que coûte, aller aux élections pour que notre pays se donne des gouvernants légitimes, des gouvernants qui inspirent confiance et sont capables d'instaurer une justice vraie, indépendante pour la protection des personnes et des biens, des gouvernants, pétris de talents dans la gestion des affaires de l'Etat. Voici, à travers ces quelques constats, brossés à grands traits, ce qu'est devenue la Côte d'Ivoire, notre Côte d'Ivoire autrefois enviée, jalousée et fréquentée, aujourd'hui, devenue l'ombre d'elle-même, une Côte d'Ivoire aux antipodes du progrès qui, à l'instar de la lagune Ebrié, est en train de mourir à petit feu.
Militantes et Militants du PDCI-RDA, Populations de Bondoukou,

Vous comprenez donc, dans ces conditions, la nécessité de changement. Oui, la situation doit changer. Militants du PDCI-RDA, aidons la Côte d'Ivoire à changer. Renvoyons les refondateurs qui ont mis leur génie à détruire ce qu'ils n'ont pas construit ; ils ont appauvri les Ivoiriens, montrant leur indifférence totale à l'égard de leurs concitoyens; ils ont manifesté un dédain royal à l'égard des droits de l'Homme et de la vie.

Le PDCI-RDA, parti d'expérience et de sagesse, propose à la nation de réaliser le changement nécessaire pour ramener la Côte d'Ivoire au niveau de développement qu'elle avait atteint.
Le PDCI-RDA, par ma voix, propose de rebâtir ce pays en faisant de lui, le pays de la vraie fraternité où chaque ivoirien pourra vivre dans une paix retrouvée et mettre ses talents à la disposition de la nation.

Dans le passé et pendant quarante années, le PDCI-RDA a construit ce pays dans la paix, dans la fraternité, mais surtout en préservant la vie des Ivoiriens pour que la veuve et l'orphelin puissent se soigner et manger à leur faim. Tel est notre credo au PDCI-RDA.
Le peuple de Côte d'Ivoire est notre seul juge. Il saura choisir à temps celui qui devra gérer sa destinée.

Les discours démagogiques, la violence, les assassinats, la roublardise et le mensonge ne peuvent perdurer.

Le PDCI-RDA dispose de cadres compétents qui ont fait leur preuve. Il est donc à même, de remettre ce pays sur les rails du développement. Ramener la Côte d'Ivoire au niveau où elle se trouvait avant le coup d'Etat militaro-civil, tel est le programme qu'offre notre parti, le PDCI-RDA : un pays réunifié et réconcilié avec lui-même, un pays de paix où la sécurité est assurée pour les personnes et les biens, enfin un pays où tous ceux qui le souhaitent obtiennent un emploi pour faire vivre décemment leur famille.

Pour réaliser cet objectif, le PDCI-RDA doit revenir au pouvoir et vous, militantes et militants de Bondoulcou, en liaison avec les autres Ivoiriens pouvez aider à réaliser cet objectif. C'est en effet grâce à chacun de vous que cela sera possible ; L'opération d'identification et d'enrôlement touche presque à sa fin. Je dois néanmoins vous dire que toute la population n'a pas pu être enrôlée à Bondoukou et des efforts doivent continuer pour aider les retardataires. A la fin du mois de mars 2009, sur une population totale de cent quatre vingt six mille quatre cent trente deux (186432), seulement quatre vingt douze mille cinq cent trente neuf (92 539) personnes ont été enrôlées, soit la moitié de la population électorale de votre département. II y a là encore beaucoup à faire.

Je suis venu vous demander de vous engager davantage dans cette opération de recensement électoral, d'identification pour les retardataires qui sont encore trop nombreux
Faut-il vous redire que l'identification a un double avantage. Elle vous permet d'obtenir votre carte nationale d'identité et votre carte d'électeur pour pouvoir voter.

Je suis venu vous demander à tous, et singulièrement à tous ceux parmi vous qui ont une responsabilité au sein du parti, de poursuivre vos efforts pour que tous les militants soient identifiés. Cela va nécessiter de vous faire du porte à porte, c'est-à-dire de passer de maison en maison, de campement en campement, de village en village, pour vous assurer que, vos voisins et ceux que vous connaissez, ont tous été identifiés.

Si au jour J fixé pour les élections, chacun de nous vote et vote pour le PDCI-RDA, alors, le retour du PDCI-RDA au pouvoir est assuré et c'est la résurrection de la Côte d'Ivoire, un nouveau départ pour le développement économique et social du pays et son retour parmi les nations respectées du monde.

Je vous remercie de votre accueil si chaleureux et si fraternel et de l'attention que vous m'avez accordée.

Vive le PDCI-RDA,
Vive Bondoukou
Vive la Côte d'Ivoire
Henri Konan Bédié
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Politique

Toutes les vidéos Politique à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ