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Économie Publié le mardi 22 septembre 2009 | Le Patriote

Obtention du point d’achèvement de l’initiative PPTE: Comment Mangly retarde les perspectives ivoiriennes

Il faut des techniciens aux postes techniques et non des politiciens. Cette affirmation n’est aucunement une vue de l’esprit quand on se réfère aux résultats de la Douane ivoirienne. En effet, cette régie financière, depuis l’avènement à sa tête du Colonel major Alphonse Mangly, en avril 2008, en remplacement du Colonel major Gnamien Konan, n’arrive pas à respecter ses propres prévisions. Pour l’année 2009 et dans la perspective du budget 2010, les Douanes ivoiriennes avaient fixé comme objectif de réunir 1000 milliards de Fcfa. Mais ce ne sont que 905 milliards de Fcfa qui ont été annoncés à la mission conjointe Fmi-Banque mondiale-Bad qui a séjourné du 02 au 16 septembre 2009 en Côte d’Ivoire. Cette mission a procédé à l’analyse de la situation et des perspectives économiques de la Côte d’Ivoire, histoire de passer en revue l’Article IV des statuts du Fmi dans le cadre de la mise en œuvre du programme économique appuyé par la Frpc (Facilité pour la réduction de la pauvreté), avec en prime le guichet concessionnel du Fmi à l’intention des pays à faible revenu. Toute chose qui doit permettre au final à la Côte d’Ivoire d’obtenir le point d’achèvement de l’initiative Ppte (Pays pauvres très endettés) en juin 2010, si tout se passe bien. Mais à cette allure, beaucoup d’observateurs économiques sont de plus en plus sceptiques face à cette contre-performance de cette régie financière. Le ministre de l’Economie et des Finances, Charles Koffi Diby, l’a toujours dit, ‘‘l’obtention du point d’achèvement de l’initiative est une action globale et dynamique de tous les acteurs et chacun devra jouer sa partition’’. C’est seulement dans cette optique que la Côte d’Ivoire pourra atteindre l’objectif de croissance de 3,5% en 2009 qu’elle s’est même fixée et qui s’inscrit dans le cadre du nouveau programme économique et financier soutenu par les institutions de Bretton Woods. Ainsi, au-delà de la perspective d’annulation de la dette extérieure, ce programme vise à stabiliser la situation macroéconomique et à améliorer la transparence dans la gestion des finances publiques et des principaux secteurs et filières de l’économie. Avec pour but, la réalisation du taux de croissance susmentionné. Et la consolidation des acquis afin de réaliser un taux de croissance moyen d’au moins 4,2% sur la période 2009-2011. Mais vu le mauvais travail abattu par l’équipe d’Alphonse Mangly, actuel Directeur de campagne départemental (Ddc) du président Gbagbo à Danané, c’est un maillon de la chaîne qui se disloque. Conséquence : des recettes escomptées, n’ont pu être atteintes du fait des déperditions liées à des défaillances au niveau du système informatique et à des piratages de ce système qui ont occasionné des détournements estimés à 20 milliards de Fcfa. Avec ce piratage, la possibilité était donnée de faire des annulations, des liquidations, des déclarations ou de diminuer les valeurs de certaines opérations douanières. Un vaste réseau de faussaires qui sévissait sans que cela ne soit perçu par l’équipe d’Alphonse Mangly. Un pied de nez au ministère de l’Economie et des Finances, et qui n’a pas échappé aux bailleurs de fonds. Selon des indiscrétions, ces institutions n’ont donc pas manqué de dénoncer cette négligence notoire de Mangly, premier responsable de cette régie. Surtout que les recettes douanières contribuent à l’élaboration du budget. Mais la mission conjointe s’est rendue à l’évidence, car informée que l’homme est plus préoccupé par la campagne du président Gbagbo que par la gestion efficace de l’administration douanière. Exposant ainsi la Côte d’Ivoire à un échec pour l’obtention du point d’achèvement de l’initiative Ppte qui passe par le respect des conditionnalités des bailleurs de fonds. A savoir une bonne gestion des finances publiques, une bonne gouvernance, une traçabilité dans les opérations, etc. En dénonçant publiquement cette mauvaise performance des douanes ivoiriennes, les bailleurs de fonds, implicitement, démontrent qu’Alphonse Mangly est dépassé par les évènements et que sa place ne se trouve pas à la tête de cette régie.

Jean Eric ADINGRA
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