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Sport Publié le mardi 16 février 2010 | L’expression

Football : Can 2010/ Echec des Eléphants, encadrement technique - Les présidents de clubs s’invitent au débat

Mandants du président de la Fédération ivoirienne de football, acteurs privilégiés du football ivoirien, les présidents de clubs ivoiriens s’invitent dans le débat national que constitue la situation des Eléphants après leur piètre prestation à Cabinda, en Angola.

Beaucoup de présidents de clubs se sont déjà exprimés sur la question de l’équipe nationale senior de football. Cette frange de la classe dirigeante du football ivoirien avait soutenu le président de la Fédération ivoirienne de football, Jacques Anouma, dans ce qu’il convient d’appeler le naufrage du ballon rond ivoirien dans la mer de Cabinda, en Angola. Ils avaient estimés quelques jours après cette débâcle, que le patron du football ivoirien n’était pas le principal responsable encore moins le coupable désigné de cette régression de la vitrine du football national. Ils avaient mis au premier rang du banc des accusés le sélectionneur national, Vahid Halilhodzic et la majorité de ses joueurs qui n’ont pas joué leur rôle comme il se doit. Ou qui ont carrément refusé de jouer leur partition. Au-delà de cet échec ponctuel, les responsables des associations privées estiment qu’ils sont trop loin de la sélection. Et réclament même plus de places dans le sillage des Eléphants. Car, disent-ils, « Nous sommes ignorés quand il s’agit des Eléphants », nous confie un président de la ligue 2. Des observations légitimes voire justes pour la plupart, si l’on s’en tient au fait que la fédération sort des entrailles des clubs qui, à leur tour, sont la sève nourricière de la sélection nationale. Même s’il se trouve que l’équipe nationale de Côte d’Ivoire, comme la plupart des sélections africaines de nos jours, est européanisée. Mais dans le même temps, les clubs ne doivent pas occulter que, eux, la Fif, et l’équipe nationale se complètent. Car si la Fédération réussit, aujourd’hui, à octroyer à la majorité une subvention à hauteur de 38 millions Fcfa, qu’ils rêvent de voir à la hausse d’ailleurs, c’est grâce à l’image et à la performance des Eléphants. Des qualités qui ont appelé des sponsors à injecter de l’argent pour l’entretien de cette image. Aussi les qualifications de cette sélection aux différents mondiaux engendrent-elles des bonus dont l’ensemble du football bénéficie. Sinon, combien de clubs de première ou deuxième division sont aujourd’hui, suffisamment enracinés ou ont les épaules larges pour tenir la route de la ligue 1 ou 2 seuls sans l’apport de la Fif. Cette subvention représente le budget général de certains d’entre eux. A part l’Asec, l’Africa, l’Efym, le Stella, le Denguélé, et le Stade d’Abidjan à un degré moindre, combien sont-ils les clubs ivoiriens, toutes divisions confondues, à s’occuper décemment des athlètes et terminer une saison sans tendre la main aux cadres de leurs régions? Que les clubs tirent la sonnette d’alarme et interpellent le président de la Fédération ivoirienne de football après un tel échec, c’est normal. Ils sont même sur le droit chemin. Mais qu’ils y aillent avec tac et y mettent la manière pour que le football ivoirien en sorte grandi. En entendant, bien sûr, le débat national sur le football ivoirien.

Tibet Kipré
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