x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Économie Publié le jeudi 8 avril 2010 | Fraternité Matin

Zone Uemoa : La libre circulation se cherche

Savez-vous que dans l’ensemble des pays de l’Uemoa, les frais d’inscription à l’université devraient être les mêmes pour tous les étudiants sans discrimination fondée sur la nationalité, que les avocats, médecins, experts-comptables, architectes ont le droit de s’installer librement? Cela est prévu par le principe de libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Uemoa. En ce qui concerne la circulation des biens qui est le pilier du projet de marché commun, il est dit que tout commerçant peut importer tout produit d’un Etat membre à l’autre et que les mouvements de capitaux ne doivent pas souffrir de restrictions?

Et pourtant. Que de manquements au respect de ces normes édictées par la Commission de l’Uemoa dans la totalité des Etats membres. De sorte que les dirigeants de l’instance communautaire ont fini par réaliser que la tâche n’est pas loin de ressembler à une montagne à déplacer.

Ces propos du président de la Commission de l’Uemoa, Cissé Soumaïla, publiés dans un journal burkinabé en février 2007 illustrent bien la situation: «La libre circulation des personnes et des biens est la clé de l’intégration. Les Chefs d’Etat en ont conscience... vu les pratiques sur le terrain, nous sommes partis pour une longue bataille...».

La Cour de justice de l’Uemoa chargée de veiller au respect des règles édictées dans l’espace communautaire s’évertue à sensibiliser les populations. C’est dans ce sens qu’elle organise depuis trois jours, à Cotonou, un séminaire à l’intention des journalistes et de la société civile sur le thème de «la libre circulation des personnes et des biens».

Les participants ont été instruits, dans la matinée d’hier, sur les principes et l’arsenal de directives et règlements pris pour les mettre en pratique. C’est le juge Ibrahim Samb qui, dans les détails, a fait l’état des lieux de la pratique en la matière avec le soutien de sa collègue, Mme Ramata Fofana, modératrice.

Au terme de cette journée de discussion, les participants ont pu retenir que les entraves les plus désobligeantes concernant la libre circulation des biens, sont les barrières non tarifaires. Elles sont le fait des tracasseries et contrôles intempestifs exercés par les forces de l’ordre sur les camionneurs transportant les marchandises. Le juge Ibrahim Samb constate que ces agents agissent ainsi parce qu’ils ne connaissent pas les règles communautaires. Aussi, trouve-t-il impérieux le besoin de sensibilisation des populations. Non seulement celles-ci devront être imprégnées du principe de la libre circulation, mais aussi des dispositifs mis en place pour assurer son application. On peut citer la création de postes de contrôle juxtaposés afin de réunir dans un même endroit les administrations qui, à l’aide de procédures simplifiées, assureront les formalités d’usage. Il y a aussi l’exemption de droits de douane pour toutes marchandises produites dans les pays de l’Uemoa et le Tarif extérieur commun.

La Cour de justice de l’Uemoa, ainsi que l’a présentée le juge Konan Allou Gérome, a été créée le 27 janvier 1995. Elle veille surtout au respect et à l’application du traité du 10 janvier 1994, l’acte fondateur de l’Uemoa. Son président, le Béninois, Abraham Zinzindohoué, dit qu’elle doit jouer un rôle décisif dans la réussite de l’intégration économique régionale dans l’Uemoa. Il a tenu cette profession de foi à l’ouverture du séminaire, mardi.

La rencontre a été ouverte en présence du ministre béninois chargé des Relations avec les Institutions, Zacharie Baba Bodi et de son collègue de la Communication, Désiré Goundé Adagba.


Alakagni Hala
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Économie

Toutes les vidéos Économie à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ