x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Société Publié le mardi 15 juin 2010 | Le Nouveau Réveil

Pèlerinage manqué des prêtres à Rome / Monseigneur Alexis Touabli : “Les prêtres ont été choqués”

L'Eglise catholique, au moment où prend fin aujourd'hui l'année sacerdotale à Rome, a enfin décidé de rompre le silence sur l'affaire des 135 prêtres ivoiriens, pèlerins bloqués au Portugal pour faute d'argent. Hier à la cathédrale Saint Paul du Plateau, les hommes de Dieu au nombre desquels se trouvaient Mgr Joseph Aké, président de la conférence épiscopale, Mgr Jean Pierre Kutwan, archevêque d'Abidjan et Mgr Alexis Touabli, évêque d'Agboville et Aumônier des prêtres ont animé une conférence de presse sur ce voyage qui a fait grand bruit tant en Côte d'Ivoire que partout dans le monde entier. A cette rencontre de bilan donc, l'Eglise catholique de Côte d'Ivoire a avoué que cette initiative a été effectivement entachée de graves irrégularités. Néanmoins, elle a appelé ses 135 serviteurs et tous les autres à continuer de jouer leur rôle de missionnaire malgré les problèmes rencontrés. " Ça a été difficile, les prêtres ont reçu des chocs, ça a été difficile à porter et à supporter, c'est indéniable ", a reconnu Monseigneur Alexis Touabli, évêque d'Agboville. Celui-ci a cependant soutenu que cette épreuve ne peut et doit en aucune manière ébranler les malheureux pèlerins du fait de l'engagement qu'ils se sont donné à savoir, suivre Dieu quelles que soient les circonstances. " Si des prêtres sont très amers, moi aussi, j'en ai rencontré qui ont accepté l'épreuve dans la foi. Jésus n'a pas promis que tout serait rose et beau sur le chemin. Il y a des heures claires dans la vie mais aussi des heures sombres. Je crois que nos prêtres ont assez de maturité humaine, assez de foi chrétienne que dans l'ensemble, ils ont réussi à surmonter le choc. La douleur est réelle mais notre foi est plus forte que notre douleur. Ce que je dis, je le dis parce que j'ai rencontré des prêtres. Il n'y a pas à s'inquiéter. Les souffrances sont là mais la grâce de Dieu est forte. Nous avons traversé la mer rouge et nous sommes de l'autre côté ", a-t-il rassuré. Parlant des dons, notamment la subvention demandée à la présidence qui n'a pas été à la hauteur de ce que les prêtres attendaient, les évêques, sur cette question également, se sont montrés très déçus. " On a voulu compter sur l'aide hypothétique qui n'est pas venue. Ce n'est pas dans notre habitude. Habituellement, nous comptons sur nous-mêmes, la leçon à tirer, c'est d'abord de compter sur nous- mêmes et sur nos fidèles. Si on avait maintenu les 2 millions, pour chacun des prêtres, je crois qu'on n'aurait pas eu de problème. La première chose à faire, c'est de compter sur nous-mêmes. C'est une expérience malheureuse mais il n'y a pas à se décourager ", a ajouté, pour sa part, Monseigneur Aké Joseph, président de la conférence épiscopale. Enfin, au sujet des frais engagés par les prêtres restés au pays, l'abbé Obrou Augustin chargé de communication de l'archi diocèse d'Abidjan a laissé ses confrères dans le flou. " Nous sommes à l'Eglise ; ce n'est pas une revendication pour former un syndicat à l'effet de récupérer l'argent. C'est une affaire d'Eglise. L'argent qu'ils ont donné a pu servir à réduire les frais. C'est une joie que des frères ne soient pas restés là bas. C'est vrai, ça fait mal mais nous sommes à l'Eglise. On trouvera l'occasion pour leur donner quelque chose s'il y a de l'argent ", a-t-il indiqué. Une façon polie pour dire aux 135 prêtres de ne plus espérer.
DJE KM
cathycelio@yahoo.fr



PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Société

Toutes les vidéos Société à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ