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Politique Publié le mardi 5 octobre 2010 | Le Nouveau Réveil

Kanté Patrice et Ouattara Hamidou (respectivement délégué et secrétaire général de la délégation Pdci de la Loire (France) : “La Côte d`Ivoire a besoin d`un homme qui a l`exercice du pouvoir, en l`occurrence Bédié”

Le délégué Pdci Loire de France, Kanté Patrice et son secrétaire général Ouattara Hamidou étaient à notre rédaction, lundi 4 octobre, pour présenter les dispositions mises en place pour mobiliser les militants en nombre au soir de l'élection présidentielle du 31 octobre prochain. Par ailleurs, ils ont indiqué l'état de santé de leur parti, le Pdci-Rda et relevé les chances de leur candidat.


Messieurs les responsables de la délégation Pdci de la Loire, à quelques semaines de l'élection présidentielle, pouvez-vous nous dire l'état de santé de votre parti ?
Le Pdci se porte à merveille au niveau de la Loire à St Etienne. Et aujourd'hui, c'est avec joie que nous constatons que la date du 31 octobre se précise.

Quel regard portent les Ivoiriens de France sur le futur président ?
En ce qui concerne la mobilisation des militants au niveau de la France pour les différents candidats que nous avons, il faut savoir que les positions sont partagées. Ce qui est tout à fait normal par rapport aux échos, à la passion que chacun affiche par rapport à son candidat. Il faut savoir que le Pdci est un parti cinquantenaire qui est fortement implanté. Il a été un moment où les militants ont été démobilisés par rapport à ce que nous savons. Mais, depuis un certain moment, il y a une forte mobilisation qui s'affiche à travers les actions des uns et des autres, surtout des délégations au niveau de l'Europe. Mais, il faut surtout préciser que par rapport à la situation qui prévaut au pays, beaucoup ont compris qu'il faut un changement.

Vous échangez certainement avec les autorités françaises. Comment perçoivent-elles le candidat du Pdci, Henri Konan Bédié ?
Nous rencontrons les autorités françaises, qu'elles soient de la gauche ou de la droite c'est avec regret qu'elles voient la situation en Côte d'Ivoire. Aujourd'hui, au niveau de la France, c'est un changement qu'on attend. La France et la Côte d'Ivoire, c'est comme l'arbre et l'écorce. Et aujourd'hui, le navire est en panne. C'est une panne de développement. Seul Henri Konan Bédié peut conduire ce navire sur les sillons du progrès pour tous et le bonheur pour chacun.

Bientôt les Ivoiriens vont recevoir leurs cartes nationales d'identité et leurs cartes d'électeurs. A votre niveau, quelles dispositions avez-vous prises pour ne pas perdre une seule voix ?
Nous faisons une campagne de proximité c'est-à-dire le porte-à-porte. Le jour du vote, nous allons organiser des convois pour aller voter à Lyon parce qu'on a un seul lieu de vote qui est Lyon. C'est ce que nous avons fait également au niveau du recensement. On a déjà mobilisé les moyens c'est-à-dire les cars, les trains pour relier la grande ville de Lyon pour que tout le monde puisse voter.

Avez-vous un message à lancer à l'endroit de vos militants en particulier et aux Ivoiriens en général à l'approche de ces élections ?
Le message que nous avons à lancer est de l'intérêt général des Ivoiriens sans aucune considération ethnique, religieuse ou régionale. On n'a pas besoin d'avoir quatre yeux, même un aveugle peut juger de la situation actuelle, la Côte d'Ivoire va très mal. Nous avons des dirigeants qui n'ont pas ce qu'on appelle l'exercice du pouvoir, mais qui ont l'avidité du pouvoir. Ce qu'il faut pour une nation, c'est un homme d'Etat qui a l'exercice du pouvoir qui pense au bien de la nation. Et qui dit une nation parle des générations présentes et surtout des générations à venir. C'est pourquoi on peut dire qu'Houphouët-Boigny est le père de la nation parce que non seulement il avait posé les fondations mais il les avait posées pour plusieurs générations. Mais aujourd'hui, qu'est-ce que nous remarquons, ils sont venus tout détruire. Ils nous parlent de refondation, ce qui veut dire qu'il faut détruire toutes les fondations qui existaient pour poser d'autres. Ce qui nous ramène à un recul. Donc, il faut que les Ivoiriens se disent qu'on doit porter à la tête de notre nation, un grand homme d'Etat qui a l'exercice du pouvoir et non un homme qui a l'avidité du pouvoir, en l'occurrence la personne la mieux indiquée, le président Henri Konan Bédié.
Entretien réalisé par Patrice Yao
Coll : Morgan Ekra



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