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Politique Publié le vendredi 17 décembre 2010 | Le Patriote

Vaillant peuple ivoirien

La marche de libération de la RTI projetée par le RHDP a bel et bien eu lieu. Les Ivoiriens, par milliers, sont descendus dans les rues ce jeudi matin pour marcher sur la maison de la télévision ivoirienne (RTI) à Cocody (Abidjan) pour y installer le nouveau directeur général. Pour mettre fin définitivement à la dictature de Gbagbo Laurent, ils ont tenu à accompagner le Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro qui devait se rendre avec les membres de son gouvernement à la RTI pour une prise de fonction effective de Brou Aka Pascal, nommé par le Président Alassane Ouattara, élu avec 54,1% des suffrages lors de la présidentielle du 28 novembre dernier. Et cela, conformément au programme d'activités du gouvernement ivoirien. Cette action entre également dans le cadre de la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité de l’ONU du 8 décembre 2010 qui exige l’installation dans ses prérogatives du nouveau président de la République de Côte d’Ivoire. Dans leur volonté d’accompagner le gouvernement et surtout de l’encourager au retour à la normalité dans le pays, les populations civiles, aux mains nues, ont envahi les différentes artères de la capitale économique très tôt ce jeudi 16 novembre. Et il faut le préciser, de manière pacifique comme l’ont demandé le Président de la République et son Premier ministre. Les Forces régulières (Gendarmerie, Police, FDS-CI) chargées d’encadrer la marche ont tenté vainement de dissuader les manifestants à travers des échanges verbaux. Par des tirs de sommation et de gaz lacrymogènes, ils ont tenté de dissuader les populations. Une démarche classique qui entre dans le cadre de leur mission régalienne. S’ils ont fini par disperser les manifestants à l’aide de gaz lacrymogènes, force est de mentionner qu’aucune perte en vie humaine n’a été déplorée dès les premières heures. Il a fallu attendre l’entrée en scène des mercenaires libériens pour que cette marche pacifique tourne au bain de sang. Sans sommation, parce que ne parlant aucun mot de la langue française, les miliciens, recrutés à coût de millions et incrustés dans la Garde républicaine de Dogbo Blé Brunot, ont commencé à tirer à balles réelles sur les marcheurs à la kalachnikov et avec des roquettes. Des chasses à l’homme ont même été organisées dans les quartiers par les chiens de guerre du chef de LMP. Des actes déplorables et condamnables de ces hors-la-loi du sanguinaire régime de Gbagbo Laurent ont fait plus d’une trentaine de morts dans les rangs des vaillants soldats de la liberté et de la démocratie aux mains nues. Des morts qui viennent s’ajouter à la longue liste des victimes de Laurent Gbagbo. Des civils abattus froidement parce qu’ils veulent l’expression de la démocratie dans leur pays. Une démocratie naissante en Côte d’Ivoire exprimée le dimanche 28 novembre 2010 par le peuple qui a accordé 54,1% des suffrages à Alassane Ouattara.
Outre à Abidjan, plusieurs villes de l’intérieur du pays ont suivi à la lettre le mot d’ordre du Premier ministre Guillaume Soro.
OUATTARA Gaoussou

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