x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Société Publié le lundi 31 janvier 2011 | Soir Info

Un policier exécuté par cinq hommes

La police nationale vient encore d’enregistrer une perte dans ses rangs. Une perte survenue dans des circonstances tragiques. Il s’agit de la mort de Toulé Wonbléhon Athanase, sergent-chef de police, en service à la Direction de la police des stupéfiants et des drogues. Il a été abattu par des inconnus. Le drame est survenu au Plateau-Dokui, dans la nuit du vendredi 28 au samedi dernier 29 janvier. Sur les circonstances du crime, il ressort, en effet, des quelques informations en notre possession que, cette nuit-là, le policier s’offre des moments de détente.

Une bonne petite virée nocturne, en compagnie de l’un de ses amis, répondant lui aux initiales de D.S. Cela se passe, selon nos sources, dans leur propre quartier, au Plateau-Dokui. Aux alentours de 2h du matin, les deux amis consentent enfin à rentrer à la maison. Et c’est en chemin, à hauteur de la pharmacie « Azur », que les choses vont virer au drame. De fait, toujours selon les renseignements, à quelques encablures de l’officine, Wonbléhon et son ami rencontrent trois quidams. Le flair du flic lui dit alors que ces trois hommes sont suspects. Ils n’ont rien d’enfants de chœur comme on pourrait le croire.

Alors, le sergent-chef de police les interpelle et leur demande d’où ils viennent et où ils vont ?
C’était là l’erreur. Une erreur grave que commettait le sergent-chef Wonbléhon. Un sergent-chef qui, déjà même devant la supériorité numérique de ces individus, aurait dû tranquillement passer son chemin. Mais hélas, son destin s’est joué. Et le destin, on ne peut rien contre. En effet, il ressort que les trois inconnus se montrent très sereins. Et même l’un d’eux d’apostropher le policier dont il ignore, certainement tout, des qualités professionnelles. Il croit sans doute avoir affaire à l’un de ces noctambules éméchés, ignorant tout du danger auquel il expose. Puis, de lui lancer à la face : « Ne joue pas au c… avec nous. Nous sommes armés ! ». Ce n’était pas du bluff. Après quoi, l’homme au langage ordurier gifle violemment le policier, avant de lui pointer un pistolet à la face. C’est à la vue de cette arme à feu que D.S, lui, comprend que les choses sont en train de prendre une autre tournure. Une tournure non souhaitable. Alors, il décampe aussitôt, avant de se planquer quelque part, dans la pénombre. Depuis sa cachette, il voit les trois
scélérats, bientôt rejoints par deux autres, facilement neutraliser le sergent-chef Wonbléhon. Wonbléhon qui, n’étant pas en service cette nuit-là, avait laissé à son domicile, son arme de dotation. Le malheureux est alors fouillé au corps. C’est ainsi que, ses papiers, dont sa carte professionnelle, lui sont arrachés par les cinq quidams. Et lorsque ces coupe-jarrets se rendent compte qu’ils ont en face d’eux un policier, ils n’hésitent plus. Wonbléhon est un ennemi juré et il faut l’éliminer. Sans autre forme de procès, des coups de feu claquent et le sergent-chef Wonbléhon est exécuté. C’est vraiment le cas de le dire, au vu de la façon sommaire dont il a été abattu. Cela fait, les criminels prennent la tangente. D.S qui sort un peu plus tard de sa planque se met alors à appeler à l’aide. De bonnes volontés qui accourent, l’aident à évacuer le policier dans la clinique la plus proche du quartier. Hélas, il est bien trop trad. Le sergent-chef Toulé Wonbléhon Athanase avait, déjà définitivement, été « rayé » des effectifs de la police. En clair, il est mort. Sa hiérarchie est saisie et sa dépouille est transférée à la morgue de l’Hôpital militaire ( Hma). Cruel destin.

KIKIE Ahou Nazaire
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Société

Toutes les vidéos Société à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ