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Politique Publié le jeudi 3 février 2011 | Le Temps

La réunification, le désarmement et l’autorité de l’Etat à l’ordre du jour

La XVIe session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine qui s’achève aura été consacrée, en partie, à la situation en Côte d’Ivoire. En effet, et comme vous le savez certainement, le 28 janvier 2011, le Conseil de paix et de sécurité a tenu une réunion au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement et le lendemain, 29 janvier, une rencontre tripartite Onu-Ua-Cedeao a été organisée.
L’organisation de toutes ces réunions témoigne de la volonté des chefs d’Etat et de gouvernement africains d’œuvrer en vue de trouver une solution pacifique rapide qui permette de préserver la démocratie et la paix et de favoriser une réconciliation durable entre tous les Ivoiriens, à travers le dialogue.
Ainsi, sur la base de la communication faite par le président en exercice de l’Union africaine, Son Excellence Monsieur Bingu Wa Muthai-ika, président de la République du Malawi, les chefs d’Etat et de Gouvernement ont décidé de mettre en place un groupe de haut niveau chargé d’évaluer la situation en Côte d’Ivoire et de formuler une solution politique d’ensemble dans la perspective d’un règlement durable de la crise ivoirienne.
Les chefs d’Etat et de gouvernement ont également souligné l’importance de la poursuite des efforts fournis en vue de l’achèvement des aspects pendants du processus de paix notamment la réunification du pays, le désarmement des ex-combattants et la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Le gouvernement ivoirien voudrait remercier les chefs d’Etat et de gouvernement réunis au cours de la 16e session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine pour les efforts inlassables qu’ils n’ont eu de cesse de fournir en vue de trouver une solution pacifique et africaine à la crise ivoirienne. Le gouvernement ivoirien se félicite de la décision de l’Union africaine de se saisir du dossier ivoirien et de mettre en place ce groupe de haut niveau, toutes mesures qui ouvrent la voie à un examen approfondi et moins partisan de la situation en Côte d’Ivoire. En effet, cette réappropriation du dossier ivoirien par l’Union africaine fait suite à une première série de déclarations hâtives que certains ont fait sans véritablement observer la réalité des faits survenus en Côte d’Ivoire depuis le déroulement du second tour de l’élection présidentielle. Aussi, les décisions du sommet de l’Union africaine devront-elles permettre d’envisager de meilleures perspectives pour une sortie de crise durable en Côte d’Ivoire. Je voudrais préciser avant de clore mon propos liminaire que l’appropriation du dossier par l’Union africaine fait suite à la volonté exprimée par le Président Laurent Gbagbo, qui dès le début n’a jamais cessé d’inviter le candidat de l’opposition au dialogue en vue de trouver une solution négociée et pacifique à la crise post-électorale.
C’est sa volonté inébranlable d’une sortie de crise par le dialogue qui l’a amené à mettre en œuvre tous les Accords de paix qui ont pu être signés, depuis la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002 muée en rébellion armée. C’est également son souci constant d’épargner aux populations vivant sur le territoire ivoirien les affres de la guerre qui l’a conduit à mettre en place différents gouvernements de réconciliation nationale ayant à sa tête, le chef de la rébellion armée. Il est heureux que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine aient fait suite à sa requête. Le gouvernement ivoirien est donc disposé à travailler en étroite coopération avec le groupe de haut niveau mis en place, dans le strict respect de la souveraineté de l’Etat de Côte d’Ivoire et de ses Institutions. Le problème qui se pose en Côte d’Ivoire est de déterminer le vainqueur réel de l’élection présidentielle et c’est à cette question que le groupe de haut niveau sera appelé à répondre. Le gouvernement ivoirien ose espérer que le groupe de haut niveau travaillera sans a priori dans l’exercice de son mandat.

Fait à Addis-Abeba le 1er février 2011
Alcide Djedjé, ministre des Affaires étrangères
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