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Société Publié le lundi 7 février 2011 | Nord-Sud

Reprise des activités scolaires : Odienné attend le nouveau chef de l`Etat

Dans aucune gare d'Odienné, on n'a vu un élève, prendre un ticket pour se rendre au sud. « Nous sommes pour la légitimité, nous respectons donc les mots d'ordre de notre président qui n'est autre qu'Alassane Ouattara. Aller inscrire son enfant dans une école du sud serait un acte de désobéissance au gouvernement Soro», explique Zingbé Goh Félix, parent d'élève rencontré devant sa concession située au quartier Texas. D'autres parents d'élèves voient dans cette mesure du gouvernement Gbagbo un piège consistant à faire de leurs enfants un bouclier humain lors de l'intervention militaire de la sous-région qu'ils jugent inévitable. Pour certains parents, la mesure de Gbagbo vient concrétiser le mépris que celui-ci a pour le nord. «Plutôt que de chercher à unifier le pays, on prend des décisions pour confirmer sa partition. J'aurais compris qu'il (Laurent Gbagbo) demande aux élèves de continuer les cours, comme ils l'ont fait dans certaines villes de la zone gouvernementale qui connaissent aussi la perturbation. Mais qu'on demande aux élèves de quitter une zone, cela achève de me convaincre que Gbagbo n'aime pas le nord, partant le nordiste. Mes enfants resteront à mes côtés jusqu'à ce que la crise prenne fin », martèle M. Silué. «Je pense qu'il fait faut voir aux gens la réalité du problème. Est-ce qu'on est d'accord que Gbagbo n'est pas le président élu des Ivoiriens? Je pense que la réponse à cette question ne souffre d'aucune ambiguïté. On sait que Gbagbo quittera le pouvoir qu'il veut usurper. Je crois que lui et ses mesures dont celle d'école- relais ne sauront prospérer. Les populations des zones Cno savent que cette mesure est sans lendemain. C'est pourquoi vous voyez que personne ne la prend au sérieux», déclare Ouattara Issa.

Si des raisons politiques expliquent en bonne partie le boycott, certains parents d'élèves évoquent aussi des raisons économiques et sociales. « On nous demande de faire venir nos enfants dans ces zones. «Tout le monde parle aujourd'hui de la cherté de la vie dans les villes du sud notamment à Abidjan. On nous dit que le kilo de viande dépasse les 3.000 Fcfa. Qui acceptera d'en rajouter aux charges de son parent en lui envoyant une bouche de plus à nourrir ?», s'interroge un autre parent. «J'ai huit enfants qui vont à l'école. D'abord, je ne suis pas en mesure d'assurer leur transport jusqu'à Daloa, à plus forte raison faire face à toutes autres dépenses», poursuit Touré Mory. C'est le lieu de signaler que ce sont seulement deux écoles-relais qui ont été créées pour tous les élèves venant des zones Cno. Certains parents ont décidé de remplacer les enseignants en attendant la réouverture de l'école, en leur dispensant eux-mêmes des cours à la maison.

Ténin Bè Ousmane à Odienné
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