Perché sur une colline que quatre kilomètres seulement séparent du palais présidentiel d'Abidjan, le marché d'Attécoubé n'est plus qu'une vaste carcasse fumante. Mercredi, des inconnus y ont mis le feu après que la population locale se fut attaquée au commissariat du Xe arrondissement, situé de l'autre côté de la rue. Peu auparavant, selon plusieurs témoins, les Forces de défense et de sécurité, loyales (FDS) au président Gbagbo, avaient ratissé le quartier et utilisé leurs armes contre la population. «Les jeunes ont voulu résister», commente sobrement Yaya Balo, la main droite encore crispée sur son couteau de cuisine. Selon un mécanisme invariable, en vertu duquel répression militaire et résistance armée s'alimentent mutuellement, l'insurrection qui embrase... suite de l'article sur Le Figaro
Politique Publié le vendredi 18 mars 2011 | Le Figaro
