La mosquée Bilal sis à Port-Bouët 2 dans la commune de Yopougon a été attaquée à la roquette et à la mitraillette lourde, faisant trois blessés graves dont un Imam amputé à la jambe gauche. Vingt-quatre heures après, soit le vendredi 22 avril 2011, l’Imam Idriss Koné (Koudouss), président de la communauté musulmane de cet édifice, par ailleurs président du Conseil National Islamique (CNI) a été interpellé au CHU de Yopougon puis conduit à l’état-major des armées au Plateau. Avant d’être libéré par le commandant Morou Ouattara.
Des responsables de la mosquée Bilal de Port-Bouët 2 dont l’Imam adjoint Mohamed Karambeté, le muezzin Tapsoba Mohamed et un prédicateur Konaté Mahamoud) ont frôlé la mort. La mosquée Bilal où ils s’étaient réfugiés avec d’autres coreligionnaires pour fuir les combats entre miliciens pro-Gbagbo et combattants des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) a été la cible de tirs de roquettes et de mitraillettes lourdes. Ils s’en sont sortis avec de graves blessures. Tous internés actuellement au CHU de Yopougon, le premier a été amputé de la jambe gauche. Les deux autres quant à eux, ont reçu respectivement des balles dans le cou et au bras. Sur les circonstances de l’attaque de l’édifice ; mis hors d’usage du fait de l’incendie des équipements et de la démolition du mur par endroits, nos sources indiquent que cette action serait l’œuvre d’éléments des FRCI à qui le lieu de culte a été présenté comme une mosquée de l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo. Non sans ajouter que les miliciens pro-Gbagbo y auraient caché des armes de guerre. Face à cette intoxication, en partance à Niangon pour arracher ce quartier aux miliciens pro-Gbagbo, les FRCI ont ouvert le feu en direction de la mosquée qui porte les stigmates de l’attaque avec des impacts de balles sur le mur entraînant ainsi, l’incendie des installations électriques et des équipements. Même le saint Coran qui était sur la chaire de l’Imam Koudouss n’a pas été épargné par le feu des tirs de mitraillettes et de roquettes dans la mosquée », ont rapporté des fidèles. Pour sa part, El Hadj Abou Fofana, chargé du protocole au CNI affirme, qu’en raison de l’ampleur des dégâts, il faut mobiliser plus de trois (3) millions F Cfa pour remettre l’édifice en l’état. Le vendredi 22 avril 2011, alors qu’il se rendait au CHU de Yopougon, au chevet de ses collaborateurs blessés, le président du CNI, a été interpellé par des éléments des FRCI au portail de cet établissement sanitaire. Extrait de son véhicule et embarqué dans un pick-up, le dignitaire religieux a été conduit à l’état-major des armées au Plateau. Une fois sur ce site, après des instructions du Commandant Morou Ouattara, il a été libéré et reconduit sous escorte au CHU puis à son domicile. Joint au téléphone, un proche du Commandant Traoré, Chef des opérations à Yopougon a indiqué qu’il ne s’agit pas « d’une chasse aux sorcières ». Mais, tout simplement de « bévues d’éléments qui ne connaissent pas l’Imam Koudouss tout comme sa mosquée » pour faire le tri de vraies informations des fausses. « Nous avons présenté nos vifs regrets et nos profondes excuses au président Koudouss. Il s’agit de bévues. Le président de la République SEM Alassane Ouattara a donné des instructions fermes pour éviter toute chasse aux sorcières. Nous nous en tenons à ces instructions », a réagi le commandant Traoré. En raison de l’indisponibilité de sa mosquée, l’Imam Koudouss a officié la prière du vendredi dernier dans la cour du centre social de Port-Bouët 2. Où sont internés 1450 fidèles ayant fui les exactions des miliciens pro-Gbagbo à Niangon, Sidéci et Toits rouge. Ceux-ci ont bénéficié d’une prise en charge en matière de soins et de nourriture de la part du CNI à hauteur de près de 800 000FCFA. S’inspirant de la sourate 7 du Saint coran (Al Haraf verset 199), il les a exhortés à ne pas nourrir de sentiment de vengeance pour leurs bourreaux. « Réfugions nous dans la prière. Acceptons le pardon, ordonnons le bien même pour nos bourreaux, faisons le bien et donnons le dos aux ignorants. C’est ainsi que nous allons construire une nation forte. Et notre pays se relèvera de cette crise plus fort, prospère et paisible», a-t-il indiqué.
M Tié Traoré
Des responsables de la mosquée Bilal de Port-Bouët 2 dont l’Imam adjoint Mohamed Karambeté, le muezzin Tapsoba Mohamed et un prédicateur Konaté Mahamoud) ont frôlé la mort. La mosquée Bilal où ils s’étaient réfugiés avec d’autres coreligionnaires pour fuir les combats entre miliciens pro-Gbagbo et combattants des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) a été la cible de tirs de roquettes et de mitraillettes lourdes. Ils s’en sont sortis avec de graves blessures. Tous internés actuellement au CHU de Yopougon, le premier a été amputé de la jambe gauche. Les deux autres quant à eux, ont reçu respectivement des balles dans le cou et au bras. Sur les circonstances de l’attaque de l’édifice ; mis hors d’usage du fait de l’incendie des équipements et de la démolition du mur par endroits, nos sources indiquent que cette action serait l’œuvre d’éléments des FRCI à qui le lieu de culte a été présenté comme une mosquée de l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo. Non sans ajouter que les miliciens pro-Gbagbo y auraient caché des armes de guerre. Face à cette intoxication, en partance à Niangon pour arracher ce quartier aux miliciens pro-Gbagbo, les FRCI ont ouvert le feu en direction de la mosquée qui porte les stigmates de l’attaque avec des impacts de balles sur le mur entraînant ainsi, l’incendie des installations électriques et des équipements. Même le saint Coran qui était sur la chaire de l’Imam Koudouss n’a pas été épargné par le feu des tirs de mitraillettes et de roquettes dans la mosquée », ont rapporté des fidèles. Pour sa part, El Hadj Abou Fofana, chargé du protocole au CNI affirme, qu’en raison de l’ampleur des dégâts, il faut mobiliser plus de trois (3) millions F Cfa pour remettre l’édifice en l’état. Le vendredi 22 avril 2011, alors qu’il se rendait au CHU de Yopougon, au chevet de ses collaborateurs blessés, le président du CNI, a été interpellé par des éléments des FRCI au portail de cet établissement sanitaire. Extrait de son véhicule et embarqué dans un pick-up, le dignitaire religieux a été conduit à l’état-major des armées au Plateau. Une fois sur ce site, après des instructions du Commandant Morou Ouattara, il a été libéré et reconduit sous escorte au CHU puis à son domicile. Joint au téléphone, un proche du Commandant Traoré, Chef des opérations à Yopougon a indiqué qu’il ne s’agit pas « d’une chasse aux sorcières ». Mais, tout simplement de « bévues d’éléments qui ne connaissent pas l’Imam Koudouss tout comme sa mosquée » pour faire le tri de vraies informations des fausses. « Nous avons présenté nos vifs regrets et nos profondes excuses au président Koudouss. Il s’agit de bévues. Le président de la République SEM Alassane Ouattara a donné des instructions fermes pour éviter toute chasse aux sorcières. Nous nous en tenons à ces instructions », a réagi le commandant Traoré. En raison de l’indisponibilité de sa mosquée, l’Imam Koudouss a officié la prière du vendredi dernier dans la cour du centre social de Port-Bouët 2. Où sont internés 1450 fidèles ayant fui les exactions des miliciens pro-Gbagbo à Niangon, Sidéci et Toits rouge. Ceux-ci ont bénéficié d’une prise en charge en matière de soins et de nourriture de la part du CNI à hauteur de près de 800 000FCFA. S’inspirant de la sourate 7 du Saint coran (Al Haraf verset 199), il les a exhortés à ne pas nourrir de sentiment de vengeance pour leurs bourreaux. « Réfugions nous dans la prière. Acceptons le pardon, ordonnons le bien même pour nos bourreaux, faisons le bien et donnons le dos aux ignorants. C’est ainsi que nous allons construire une nation forte. Et notre pays se relèvera de cette crise plus fort, prospère et paisible», a-t-il indiqué.
M Tié Traoré
