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Région Publié le mercredi 2 novembre 2011 | Le Patriote

Tabaski 2011 - Des moutons pour toutes les bourses

© Le Patriote Par Emma
Tabaski : Les musulmans de Côte d`Ivoire fêtent l`Aïd-el-Kebir
Mardi 16 novembre 2010. Abidjan. Grande mosquée de la Riviera Golf. L`imam Traoré dirige la prière de l`Aïd-el-Kebir
Embouteillage monstre, tronçon réduit. Tel est le spectacle qui s’offre à l’usager qui se rend à l’aéroport, à Grand-Bassam ou à l’Abattoir de Port-Bouët. Impossible de circuler convenablement entre ‘‘Ancien Koumassi’’ et le carrefour du monument Akwaba de Port-Bouët. Samedi et lundi derniers, nous en avons fait le constat. Et ce n’est pas le jeune Konan Yves, chauffeur de wôrô-wôrô sur la ligne Port-Bouët-Koumassi qui dira le contraire : « il y a trop d’embouteillages ces jours ci. Cela joue sur nos recettes », indique –t-il. Contrairement aux autres jours, ce n’est pas un accident de la route qui est la cause de ce ralentissement de la circulation en cet endroit. « Nous sommes à quelques jours de la Tabaski et chacun vient ici pour acheter son mouton. Cette année, il y a déjà tellement de moutons que la queue se situe à ‘‘Ancien Koumassi’’, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années. C’est ce qui explique cet embouteillage », indique un pompiste exerçant dans le périmètre décrit plus haut. Sur la question, tous ceux que nous avons rencontrés lundi et mardi sont unanimes. «Pour la Tabaski de cette année, il y a déjà beaucoup de moutons », soutiennent MM. Moustapha Touré et Adama Koné. Mais qu’en est-il des prix ? « Je pense que les prix sont sensiblement bas, par rapport à l’année dernière. J’ai acheté un mouton à 80 000F. Les années passées, il fallait débourser au moins 100 000 FCFA pour avoir un mouton de cette taille », s’est réjoui Adama Koné. Avis partagé par Moussa Coulibaly. Pour lui, les prix sont plutôt abordables. « Par le passé, les prix étaient trop élevés. Cette année, il y a tout de même une petite amélioration. Même avec 100 000 FCFA, j’ai pu acheter un bélier d’une taille vraiment raisonnable.», soutient-il. Avis qui n’est pas partagé par d’autres acheteurs rencontrés sur le terrain. « Il y a beaucoup de moutons. Mais je ne comprends pas pourquoi c’est si cher. Je viens d’acheter deux moutons à 155 000 FCFA, je pense que c’est trop », se plaint Daouda Touré. « Depuis 30 minutes, je suis en négociation avec un vendeur qui refuse de me laisser ce mouton, (Ndlr : il nous indique un gros bélier). Je suis d’ailleurs très fâché », lâche un autre client. Dame Kamagaté, fait, elle, également le même constat. « Avec la suppression des barrages, on s’est dit que les prix des moutons allaient être abordables, cette année. Ce n’est malheureusement pas le cas », déplore-t-elle. Cette position est battue en brèche par dame Kanaté. Pour elle, il faut féliciter les autorités actuelles du pays. « Je ne comprends pas ceux qui soutiennent que les moutons sont chers. Pour avoir fait le tour de plusieurs enclos, je voudrais dire qu’il y a des moutons pour toutes les bourses et fonction de leur robustesse », affirme-t-elle. Il faut suggère-t-elle, ‘‘que les clients soient conséquent avec eux-mêmes’’. C’est pourquoi, selon elle, il faudrait que chaque client choisisse selon ses moyens car les moutons varient de 60 000 FCFA à 500 000 FCFA. Donc en fonction de la taille. La rencontre prévue cet après-midi entre les acteurs de la filière bétail et le ministère du Commerce sera encore une occasion de lever certaines entraves pour le bien-être des consommateurs.
Thiery Latt

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