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Politique Publié le mercredi 7 décembre 2011 | L’intelligent d’Abidjan

Débat / Théophile Kouamouo face à André Silvère Konan : Regards croisés de deux journalistes-écrivains sur la situation post-crise ivoirienne

Le transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye a suscité des débats. Au nombre desquels, celui de deux journalistes-écrivains, Théophile Kouamouo, promoteur du quotidien «Le Courrier d’Abidjan» et André Silvère Konan, correspondant de Jeune Afrique. C’était sur la chaîne de télé de «France Soir», le lundi 5 décembre 2011.

Toutes les questions sur l’actualité ivoirienne ont été passées au peigne fin. Transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye, la justice des vainqueurs, la responsabilité pénale des uns et des autres, la réconciliation et enfin la liberté de la presse. S’ils sont opposés sur toutes les questions, leurs points de vue convergent néanmoins en ce qui concerne la liberté de la presse. «Il est difficile d’être journaliste en Côte d’Ivoire, mais ce n’est pas impossible. Hier comme aujourd’hui, nous devons défendre les acquis de la loi de 2004 qui dépénalise les délits de presse», lâche Théophile Kouamouo. André Silvère Konan, réplique : «c’est un recul extraordinaire qu’on ne pourrait pas imaginer», faisant allusion à l’arrestation des trois confrères du quotidien «Notre Voie». A propos du transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye, Théophile Kouamouo a émis des réserves tout en faisant des observations : «Moi, je suis absolument perplexe, non seulement du fait qu’il soit à la Haye, mais de la manière dont tout cela se passe (…) Il y a eu des deux côtés, des exactions. D’où vient-il qu’il paraisse naturel que Laurent Gbagbo soit le co-auteur indirect des exactions ? », s’est interrogé l’ex-rédacteur à « Le Monde ». « Plus de trois mille morts lors de la crise, il faut bien que quelqu’un paye », a renchéri l’ex-journaliste à « Le Nouveau Réveil ». Concernant la justice des vainqueurs, le correspondant de « Jeune Afrique » parle de logique : «La justice a été toujours celle des vainqueurs. Vous ne verrez pas monsieur Ouattara livrer ceux qui l’ont aidé à arriver au pouvoir. Même s’ils ont été inculpés, ce sera très difficile que monsieur Ouattara livre les chefs de guerre qui l’ont aidé. Encore faudra-t-il que la CPI émette un mandat d’arrêt à leur endroit». Théophile Kouamouo, soutient que c’est clair qu’il y a une justice des vainqueurs: «à Duékoué et à Guitrozon on a tué en un jour, plus de personnes qu’il y en a eu ailleurs en Côte d’Ivoire. J’aimerais bien savoir quel est le sens des priorités qui amène à conduire un Président de la République à La Haye, au lieu d’empêcher ceux qui ont commis des crimes à en commettre davantage». André Silvère Konan a aussi révélé : «si la France n’était pas intervenue pour l’un ou l’autre des camps, on serait toujours en guerre». Sur les législatives et la réconciliation, Théophile Kouamo est formel : «Alassane Ouattara ne pourra pas réconcilier les Ivoiriens», André Silvère Konan estime pour sa part que «la réconciliation est possible», en témoigne «la présence de certains partisans de Laurent Gbagbo aux législatives».
A .Dedi
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