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Politique Publié le vendredi 30 décembre 2011 | L’expression

Cpi/ Procès Gbagbo : Un avocat anglais renforce le collectif

Le collectif des avocats chargés de défendre Laurent Gbagbo s’étoffe avec l’arrivée de David Hooper.

Sous la houlette de Me Emmanuel Altit, la défense de Laurent Gbagbo se développe. L'ancien président ivoirien bénéficiera des services du même avocat britannique qu'un de ses codétenus, le Congolais Germain Katanga. La défense de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale (Cpi) s'organise.

Avocat principal de l'ancien président ivoirien, le Français Emmanuel Altit a convié deux confrères, l'Ivoirienne Agathe Baroan et le Britannique David Hooper à rejoindre le collectif accrédité auprès de la juridiction internationale. Altit et Hooper n'en sont pas à leur première collaboration : en 2009, ils avaient défendu conjointement Hormisdas Nsengimana, un prêtre catholique, accusé de complicité de génocide devant le tribunal pénal international pour le Rwanda et avaient obtenu son acquittement.

L'avocat britannique est également le défenseur devant la Cpi du Congolais Germain Katanga, un ancien chef de milice, accusé de crimes de guerre et, comme Gbagbo, incarcéré à la prison de Sheveningen. Reclus depuis avril à Korhogo, l’ancien chef d’Etat ivoirien a été transféré le 30 novembre à La Haye. Le président déchu, qui a été présenté le 5 décembre devant les juges, a tenté de faire diversion en reprenant ses diatribes contre l’ancienne puissance coloniale.

Lors de sa brève audience de comparution initiale, l'ancien président ivoirien a affirmé que son arrestation, le 11 avril, est le fait de la force Licorne. « J'ai été arrêté le 11 avril 2011 sous les bombes françaises. Une cinquantaine de chars français encerclaient la résidence [présidentielle], pendant que les hélicoptères bombardaient. C'est l'armée française qui a fait le travail », a-t-il accusé. Prochaine étape, l'audience de confirmation des charges, préalable à la tenue d'un éventuel procès de Laurent Gbagbo, débutera le 18 juin, ont annoncé les juges de la Cpi.

L’ex-dirigeant est soupçonné d'être « coauteur indirect » de crimes contre l'humanité lors des violences post-électorales. Ce qui inclut meurtre, viol, actes inhumains et persécution commis par ses forces entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Ses partisans ont refusé de participer aux législatives du 11 décembre, au motif que leur mentor est sous les verrous. Le président Ouattara, qui avait ouvert les négociations avec le Fpi et ses satellites, a fini par les rompre devant l’intransigeance des frontistes. Ces derniers réclament la reprise du scrutin qui, à leurs yeux, a été « boudé » par les électeurs.

Nomel Essis
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