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Économie Publié le mardi 21 février 2012 | L’expression

Après l’élection de Ouattara à la Cedeao : Ce que gagne la Côte d’Ivoire

© L’expression Par Seibou Traore
Coopération: Alassane Ouattara au 40ème sommet de la CEDEAO, à Abuja (Nigeria) sur les questions de sécurité dans la sous-région
Jeudi 16 février 2012. Abuja (Nigeria). Le chef de l`Etat ivoirien, SEM Alassane Ouattara prend part au 40ème sommet de la CEDEAO sur les questions de sécurité dans la sous-région
L’élection du président Ouattara à la tête de la Cedeao a des retombées pour la Côte d’Ivoire qui reprend son rôle de leader dans la sous-région.

Alassane Ouattara a rompu avec la réserve observée jusque-là par les dirigeants ivoiriens qui ont toujours rechigné à prendre la tête de la Cedeao. Le locataire du palais du Plateau a franchi le pas que n’a jamais voulu faire son plus illustre prédécesseur, Félix Houphouët-Boigny, qui a assisté à la naissance de cette organisation le 28 mai 1975. La décision de l’ancien Directeur général adjoint du Fmi de présider aux destinées de cette structure, regroupant les 15 pays de l’Afrique de l’Ouest, aura des retombées pour le pays. Le secrétaire général par intérim du ministère des Affaires étrangères reste convaincu que le pays en sortira gagnant. « C’est un grand honneur pour la Côte d’Ivoire de présider la Cedeao surtout si on considère que le président Ouattara a moins d’un an de présidence. C’est une marque de confiance que lui ont faite les membres de l’organisation », soutient l’ambassadeur Claude Béké. Il reste convaincu que cette nouvelle tâche n’éloignera pas le chef de l’Etat des affaires nationales, qu’il saura créer la bonne « combinaison » pour concilier les deux fonctions. « Cette fonction ne peut pas empêcher le président de s’occuper des affaires nationales. Tout est une question d’organisation et ce n’est pas possible qu’il se détourne des affaires ivoiriennes », soutient le diplomate. Les nombreux défis à relever vont entrainer des déplacements réguliers du président Ouattara pour éteindre les foyers d’incendie qui ont éclaté dans la région avec les crises au Sénégal, au Mali, au Nigeria etc. Pour le collaborateur du ministre Kablan Duncan, ces voyages ne vont pas coûter à l’Etat ivoirien, la Cedeao mettra la main au portefeuille pour régler la note. L’ambassadeur Claude Béké voit l’intérêt que vont porter les investisseurs pour le pays devenu le porte-flambeau de la sous-région. « Les nombreux déplacements qu’il va effecteur ont un coût, mais cela n’est rien à côté de ce que le pays va gagner. C’est un prestige et une marque de confiance pour la Côte d’Ivoire. On ne peut pas confier la présidence d’une telle organisation à un pays dont les responsables ne sont pas sérieux et respectables. Cette élection du président Ouattara va mettre en confiance ceux qui hésitaient encore à venir en Côte d’Ivoire. Il faut s’attendre à d’autres retombées qui ne sont pas forcément chiffrables à long terme. C’est dire que le pays va gagner à tous les coups », fait remarquer le secrétaire général par intérim du ministère des Affaires étrangères. La Côte d’Ivoire, qui était au banc de la communauté internationale, trouve là une belle occasion pour renforcer son leadership dans la sous-région. « Chaque fois qu’il y aura un problème au niveau de la Cedeao, le président Ouattara sera en première ligne. Au plan économique, tous les pays comptent sur son carnet d’adresses pour créer des conditions favorables afin d’accroître la croissance au niveau de la Cedeao », indique Claude Béké.
Nomel Essis
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